Mieux
disant
libéral ?
S’il y a peu de chance de voir
un candidat libéral élu en 2007, on ne peut
cependant se passer des libéraux et de leurs propositions.
«Electeurs
libéraux déçus, exigeants et disponibles
cherchent candidat séduisant et mieux disant libéral
pour poste de Président de la République afin
de fonder ensemble une France heureuse. Faire offre. Pas
sérieux s’abstenir».
C’est
en ces termes que j’ai résumé l’état
d’esprit de beaucoup, à moins de 500 jours
de l’élection présidentielle, lors du
dîner des Cercles libéraux organisé
à Paris mardi dernier.
Force
est bien d’observer d’abord que les conditions
ne sont pas hélas réunies pour que les libéraux
puissent faire élire un des leurs en 2007 et qu’il
y a peu de place pour une candidature libérale de
témoignage (compte tenu du nombre élevé
de candidats potentiels et du souvenir des dangers de la
dispersion des voix laissé par le 21 avril 2002.)
Cependant,
le débat de 2007, pour être utile, a besoin
des libéraux. Et ce pour deux raisons.
1
- On ne peut se passer des solutions libérales pour
construire l’avenir du pays.
2
- On ne peut se priver des électeurs libéraux
pour construire une victoire à droite.
C’est
pourquoi les libéraux engagés au sein de l’UMP
doivent se mobiliser en son sein pour faire peser leurs
idées autour de Hervé Novelli et des élus
réformateurs.
Ils
doivent aussi se mobiliser au-delà, dans l’opinion,
pour faire en sorte que le débat des présidentielles
s’engage sur les vrais enjeux du pays et que celui-ci
ne soit pas tronqué comme il fut en 2002 ou détourné
comme il le fut pour les élections européennes
de 2005 (où tous se sont ingéniés à
diaboliser l’Europe libérale dans lequel les
partisans du oui faisaient campagne en expliquant que voter
la Constitution c’était se donner les moyens
de bloquer les réformes libérales de l’Europe).
Comme
l’a écrit le très officiel rapport Camdessus
«la France décroche, il nous faut un sursaut».
L’enjeu
du prochain quinquennat est clair, ce sera soit le sursaut
libéral, soit le dépôt de bilan.
J’entends,
bien entendu, avec mes amis participer à ce débat
en toute indépendance, ayant montré que je
tenais plus à mes convictions qu’à tel
ou tel poste : j’entends le faire au nom des idées
et des propositions que je défends depuis longtemps.
Au nom aussi des Français libéraux, de ceux
qui m’ont fait confiance en 2002 et de bien d’autres
qui se reconnaissent dans nos valeurs et dans nos choix.
Les
libéraux seront d’autant plus exigeants qu’ils
sont déçus par la politique menée par
le gouvernement et sa majorité depuis quatre ans.
Comme l’écrit un lecteur de cette lettre «il
n’y a que la gauche pour croire que le gouvernement
mène une politique libérale».
Il
est vrai que les libéraux enragent d’entendre
trop souvent qualifiée de libérale ou de néo-libérale,
une politique qui n’est pas la leur. Ils entendent
expliquer tous les dangers des politiques de droite qui
tendent à comprimer les salaires, à rogner
les avantages sociaux et à précariser le travail,
qui ne sont pas les leurs.
C’est
pourquoi les libéraux veulent montrer aussi comment
seule une politique de libéralisation économique
peut nous permettre de trouver le chemin de l’hypercroissance
nécessaire pour assurer le plein emploi, le paiement
de nos dettes et de notre protection sociale, la remise
en marche de l’ascenseur salarial et de l’ascenseur
social.
Si
les libéraux affrontent en France des vents contraires
qui font que l’on impute au libéralisme tous
les maux d’une société dirigiste, que
l’on en fasse un problème alors qu’il
est une solution, ils savent que les vents dominants à
l’échelle de la planète portent leurs
idées. Ceci les invite à dire fortement dans
les temps qui viennent ce que serait vraiment une politique
libérale, quelles sont leurs solutions concrètes
aux problèmes de la France.
Ainsi,
leurs idées pourront peser sur le débat, orienter
les prises de position des uns et des autres et permettre
aux Français libéraux de faire leur choix,
tout bien pesé, en toute connaissance de cause
Alain Madelin
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Arcelor
:
après le plombier polonais,
le milliardaire indien
Voici le milliardaire indien qui vient prendre la place du plombier
polonais dans l’imaginaire protectionniste – au relent
xénophobe – de la France d’aujourd’hui.
Nouvel exemple du grand décalage qui existe en France entre
les classes dirigeantes et les réalités de l’économie
mondiale. La fièvre protectionniste une fois, espérons
le, retombée, on s’apercevra qu’il s’agit
dans l’affaire « Arcelor » d’une banale
OPA qui concerne deux entreprises européennes dont le marché
est l’arbitre. L’époque n’est plus, fort
heureusement, où la sidérurgie dépendait du
pouvoir politique. Les politiques d’ailleurs devraient être
plus modestes dans leur prétention à dire ce qui est
bon pour la sidérurgie quand on se souvient de leurs erreurs
passées. Le contrôle des prix qui a ruiné le
capitalisme industriel français, le dirigisme mégalomaniaque
qui a poussé la sidérurgie à des investissements
de capacité et à des recrutements qui ont achevé
de la ruiner. Rappel : Le plan de relance de 1974 avec un objectif
de 33 millions de tonnes en 1980 (on en fera 21 millions) qui a
conduit la sidérurgie à une situation de dépôt
de bilan en 1978 et à une grande vague de restructuration.
Le plan de relance des socialistes après 1980 avec un objectif
de 24 millions de tonnes (on en fera 17 millions) qui sera suivi
par une nouvelle vague de restructuration après 1983. Le
cordon ombilical entre la politique et sidérurgie n’a
été coupé qu’en 1986 avec notamment la
nomination de Francis Mer, ce qui conduira la sidérurgie
à renouer avec les bénéfices en 1988 (+ 4,5
milliards). On comprend que la sidérurgie française
reste chère aux Français, la facture de cet interventionnisme
politique leur aura coûté 200 milliards de francs !

HUMEUR :
La gauche altermondialiste
déçue par Lula pour laquelle elle avait hier les yeux
de Chimène s’est trouvée une nouvelle idole
: Hugo Chavez. Le Forum social mondial de Caracas s’est achevé
par un appel enflammé du Président vénézuélien
à « construire un mouvement authentiquement socialiste
sur la planète ». Rappelant le cri de Marx, du «Che»
et de Rosa Luxembourg, « le socialisme ou la mort »,
Hugo Chavez s’est réclamé de la « gauche
des fous » !. Mais n’était-il pas tout aussi
fou pour le gouvernement français de se faire représenter
au Forum social mondial de Porto Alegre et de subventionner ce même
Forum en 2003 lorsqu’il s’est tenu en Seine-Saint-Denis.

| LE
CHIFFRE |
LA
CITATION |
|
Ils
ont été 224 832 Français à se mettre
à leur compte en 2005. Un créateur d’entreprise
sur trois est un chômeur. Partout dans le monde, on observe
une envie de sortir du salariat et une montée en force
du travail indépendant. |
«
Les Français
auront
tout intérêt
à s’apercevoir
que le monde bouge,
même sans eux »
Karl Marx
(lettre à Friedrich
Engels)
|
Le SMIC contre l’emploi
Les augmentations artificielles du SMIC fabriquent le chômage.
Les libéraux le disent depuis longtemps. Un rapport officiel
du directeur des Relations du travail Jean-Denis Combrexelle le
confirme. Michel Rocard lui-même n’avait-il pas dit
«10% d’augmentation du SMIC, c’est 400 000 chômeurs
en plus».
lire
l’analyse de Jacques Garello : Le SMIC, facteur
de chômage
Une machine à faire exploser
le Droit
Nous avions relevé, la semaine dernière,
la décision des tribunaux relaxant les Faucheurs d’OGM
au nom du principe de précaution (voir « Les
apprentis sorciers »). Notre ami Jean-Philippe
Feldman revient sur la question dans une analyse détaillée
du jugement du tribunal correctionnel d’Orléans «la
Charte de l’environnement en général et le principe
de précaution en particulier sont des machines à faire
exploser le Droit en général et le droit de la responsabilité
en particulier.»
Lire
l’analyse de Jean-Philippe Feldman et
voir
aussi le dossier principe de précaution
A
LIRE |
Défense
de la démocratie
de Nathan Sharansky,
Bourin Editeur |
La
révolte du pronétariat
de Joël de Rosnay, Carlo Revelli,
aux éditions Fayard |
|
Comment
vaincre l’injustice et la terreur par la force de
la démocratie, tel est le propos de Nathan Sharansky,
un des plus célèbres dissidents soviétiques,
dans ce livre. Même
si le combat pour la démocratie est difficile,
tout particulièrement au Moyen-Orient, l’idéal
de liberté et de démocratie est contagieux
et ne peut que l’emporter. |
Avec
l’évolution des pratiques sur Internet une
«révolution» est en marche
tant sur le plan économique, social ou politique.
Les citoyens usagers d'Internet ou le «pronétariat»
sont «capables de produire, de diffuser et de
vendre des contenus non-propriétaires, mais aussi
de permettre un accès largement gratuit à
l'information». Une analyse claire et précise
des phénomènes des blogs, wikis et P2P. |
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