Les Cercles Libéraux du Bas-Rhin se réunissent le mardi 28 Mars 2006 .
Pour les rejoindre, vous pouvez contacter Maurice Levy
levymaurice@aol.com

A l’heure de la 25.000 ème adhésion au chèque emploi associatif, le Cercle Libéral de Flandre Maritime a le plaisir de vous convier à la conférence donnée par son initiateur :
Jean-Pierre Decool, Député-Maire de Brouckerque
Sur le thème :«Vie Associative : état des lieux et perspectives»
le vendredi 17 mars 2006 à 19h30, Salle du foyer, rez de chaussée de la Maison de Quartier du Méridien, 181, rue de Cambrai à Dunkerque.
Contacter Edith Varet edith.varet@wanadoo.fr

COMPTE-RENDU DE LA CONFERENCE SUR LE PLAN LOCAL D’URBANISME (P.L.U.) ORGANISEE PAR LES CERCLES LIBERAUX DE DUNKERQUE DANS LA SOIREE DU JEUDI 19 JANVIER 2006.

I. En ouverture, notre Amie Edith VARET, animatrice, Conseillère municipale et communautaire, présente les CERCLES LIBERAUX, les réflexions et travaux menés ou entamés par celui de FLANDRE MARITIME depuis sa création en septembre 2003.

Elle présente ensuite les 2 intervenants, successivement :
1° Madame Sylvie DESMARESCAUX, élue en 2001 Sénateur et Maire de HOYMILLE, commune de plus de 3200 habitants située dans la Communauté de Communes de Bergues.
2° Monsieur Alain CLESSE, Directeur du Développement rural et périurbain à l’AGENCE d’URBANISME et de DEVELOPPEMENT de la REGION FLANDRE-DUNKERQUE (AGUR).

Avant de leur laisser la parole, Edith VARET « décrypte » les sigles
- P.L.U : PLAN LOCAL D’URBANISME, autrement dit le nouveau document d’urbanisme remplaçant le PLAN D’OCCUPATION DES SOLS (P.O.S.). Elle précise que si chaque commune a la compétence pour son P.L.U, en ce qui nous concerne, celle-ci a été reprise depuis 2000 par DUNKERQUE GRAND LITTORAL COMMUNAUTE URBAINE (C.U.D) où il est actuellement en « balbutiements » …
- S.C.O.T. : SCHEMA DE COHERENCE TERRITORIALE dont il a été question dans le rapport d’activités de la C.U.D pour 2004…

Compte-tenu de l’assistance, près d’une centaine de personnes (dont des Amis élus) et de celles, nombreuses, qui, empêchées, avaient tenu à s’excuser, nous pouvons parler de franc succès.
Il faut préciser que cette conférence s’est tenue dans un contexte local de vive émotion et d’inquiétudes soulevées par
1° l’abattage, par la Municipalité dunkerquoise, de peupliers (prétendus « malades » ! ..) afin de permettre l’installation de manèges de la Foire d’hiver le long du Canal Exutoire…
2° les projets immobiliers du Groupe BECI, acquéreur d’une villa et de son parc à Malo Les Bains, ainsi que des vestiges de l’ancien dancing du quartier « EXCENTRIC » à Rosendaël…
Depuis, des habitants, riverains et passionnés, soucieux de la préservation, à proximité du centre ville, d’un environnement boisé et d’une qualité de vie, ont créé des associations prêtes à se mobiliser pour la protection d’un Patrimoine architectural mais également paysager et à se faire entendre dans l’élaboration future du P.L.U…

II Sylvie DESMARESCAUX s’exprime en premier. Elle rappelle le cadre
législatif, à savoir les LOIS
1° VOYNET du 25 juin 1999 sur l’Aménagement et le DEVELOPPEMENT DURABLE
2° CHEVENEMENT du 12 juillet 1999 sur le RENFORCEMENT et la SIMPLIFICATION de la COOPERATION INTERCOMMUNALE, laquelle prévoit, à partir du 1er janvier 2002, 3 catégories d’Etablissements publics de Coopération intercommunale (E.P.C.I) percevant la TAXE PROFESSIONNELLE UNIQUE (T.P.U)
- les COMMUNAUTES de COMMUNES
- les COMMUNAUTES d’Agglomérations
- les COMMUNAUTES URBAINES
3° loi dite S.R.U., ou de SOLIDARITE et de RENOUVELLEMENT URBAIN du 13 décembre 2000 qui impose aux communes au minimum 20% de logements sociaux et un P.L.U.
Document en ANNEXE 1 au présent compte-rendu

En ce qui nous concerne, le S.C.O.T s’étend de DUNKERQUE à CASSEL et de GRAVELINES jusqu’à BRAY-DUNES, regroupant 74 communes et plus de 272 000 habitants (+ 211 000 pour les 18 communes de la C.U.D. et 191 000 pour les 11 communes de l’Unité URBAINE de DUNKERQUE). Il est élaboré dans une vision perspective sur 10 à 15 ans. Sylvie DESMARESCAUX commente le P.O.S. de HOYMILLE exposé dans la salle. Celui-ci allant être modifié, sa commune passe obligatoirement de par la loi en P.L.U. Elle fait le lien entre les anciennes et les nouvelles lettres désignant chaque ZONE ( ce que Alain CLESSE développera plus loin).
Véritable PLAN d’Aménagement de la COMMUNE en fixant par exemple l’implantation, la hauteur, l’alignement des constructions, l’aspect des façades, la couleur des matériaux à employer…, le P.L.U. est élaboré en 4 phases :
1° le CONSEIL MUNICIPAL délibère
2° l’Instruction se fait sous l’autorité du Maire en coopération avec les Chambres de Commerce et d’Industrie, les Chambres des Métiers, les Chambres d’Agriculture, l’Intercommunalité de rattachement, le Département, la Région, E.D.F…Durant cette phase de 18 mois à 2 ans, chaque organisme compétent a 3 mois pour s’exprimer…
3° suit l’Enquête PUBLIQUE, moment privilégié de concertation avec tous les habitants lors de réunions publiques…Les associations d’usagers…peuvent alors s ‘exprimer.
4° l’Approbation par le CONSEIL MUNICPAL

III Alain CLESSE prend le relais. Après avoir tenu à rappeler que le S.C.O.T. était désormais le SCHEMA DIRECTEUR et que chaque commune pouvait conserver son P.O.S. si ce dernier n’était pas modifié, il présente le plan en 4 parties de son exposé :
1° qu’est-ce que le P.L.U ?
2° son ELABORATION
3° son CONTENU
4° LEXIQUE des TERMES employés.

1° Le P.L.U. a donc force de loi, définissant l’avenir de la commune sur au moins 10 ans, fixant, comme le faisait le P.O.S. les règles générales et les servitudes d’utilisation des sols. A cette fonction « réglementaire » s’ajoute une mission plus prospective : le P.L.U. doit traduire le projet urbain au travers notamment d’un P.P.A.D. ou PROJET d’AMENAGEMENT et de DEVELOPPEMENT DURABLE. Ce P.P.A.D. décrit les orientations de la commune en matière d’Habitat, de TRANSPORT, d’Emploi, d’Equipements COLLECTIFS, de PROTECTION des PAYSAGES et des ESPACES NATURELS…en prenant en compte l’objectif du DEVELOPPEMENT DURABLE : cf les 105 ACTIONS de l’ « AGENDA 21 » adopté lors du Sommet de la Terre de RIO DE JANEIRO en juin 1992…
Alain CLESSE en profite pour nous rappeler la définition que donne l’O.N.U. du DEVELOPPEMENT DURABLE : répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leur propre besoin.
Le P.L.U. comprend un RAPPORT DE PRESENTATION, un REGLEMENT ainsi que des DOCUMENTS GRAPHIQUES et ANNEXES…
La LOI BORLOO prévoit quelques aménagements actuellement en discussion…
Signalons au passage que seuls les SECTEURS SAUVEGARDES sont couverts par un PLAN de SAUVEGARDE et de MISE EN VALEUR (P.S.M.V.) dont la compétence relève de l’ETAT.
2° Comment s’élabore un P.L.U ?
Se reporter au SCHEMA en annexe 2.
L’important est que les habitants puissent s’informer au cours de la concertation publique. Il ne faut pas oublier que l’Architecte des Bâtiments de France ainsi que la D.D.E., la DRIRE…peuvent avoir leur mot à dire ! En FLANDRE, il ne faut pas négliger les servitudes d’utilité publique des WATERINGUES.
Le règlement peut fixer l’implantation des constructions par rapport aux voies, aux limites séparatives, les unes par rapport aux autres sur une même propriété comme il peut aussi édicter des prescriptions pour protéger le paysage, décider de la réalisation d’aires de stationnement, d’espaces libres, de plantations…
Chez nous, l’Enquête PUBLIQUE est confiée à un COMMISSAIRE ENQUETEUR désigné par le Tribunal Administratif de Lille pour une durée d’un mois susceptible d’être prolongée. Chaque demande formulée fait l’objet d’un procès verbal où sera mentionné son propre avis…La publicité est faite dans la presse
Précisons que les Services de l’Etat ont de 3 à 4 mois pour s’exprimer et les autres interlocuteurs 2 mois.
3° Le contenu du P.L.U :
Alain CLESSE rappelle qu’il comporte un RAPPORT de PRESENTATION, le P.A.D.D., le REGLEMENT = un document écrit ainsi que des DOCUMENTS GRAPHIQUES. Il précise que chaque ZONE a son règlement.
Enfin, le P.L.U. comporte des ANNEXES…
En ANNEXE 3, au présent compte-rendu les 6 grands AXES du P.A.D.D.
4° Le LEXIQUE
voir document en ANNEXE 4.

Edith VARET insiste sur la nécessité d’une prise de conscience civique : la population doit absolument s’informer afin d’éviter des situations telles celles qui ont soulevé l’émotion évoquée plus haut…Elle donne la parole à la Salle : une dizaine de questions sont adressées à nos 2 conférenciers.
Ont été ainsi évoqués :
- le rôle de partenaire que peut avoir le CONSERVATOIRE du LITTORAL
- le DROIT de PREEMPTION des Maires
- la nécessité d’un DIAGNOSTIC quant à la SAUVEGARDE du PATRIMOINE
- le rôle des Z.A.C.
- le PORT de PLAISANCE qui était prévu à Malo Terminus…
- les incidences que pourrait avoir le futur tracé de l’A 24 dans l’arrondissement de Dunkerque…
- la nécessité de modifier les règles en matière de dédommagement financier lors des EXPROPRIATIONS…Alain CLESSE répond que le prix des terrains est fixé par rapport au marché
- la compatibilité du PLAN LOCAL d’Habitat (P.L.H.) avec le P.L.U.
- le manque de cohérence entre les ZONES ECONOMIQUES qui se remplissent alors que d’autres restent vides ! La réponse se trouve dans le taux de T.P.U. fixé au niveau de l’INTERCOMMUNALITE…
-l’intérêt d’un classement en ZONE INONDABLE…


Le verre de l’Amitié est proposé à l’Assistance en clôture de la soirée.

Bernard PICCARRETA