Maurice Levy , responsable du cercle de Strasbourg nous communique l'article de JAURES sur les patrons et les ouvriers. La citation de JAURES est la conclusion d'un texte qui vaut son pesant de cacahuètes. Elle devrait en tout cas permettre de remettre les idées en place à tout ceux qui confondent capitalisme, entreprise, dirigeants, patrons, pour faire un paquet du tout et en faire un objet de rejet. On peut être de gauche, défendre l'économie, l'entreprise et même les patrons : "Il
n'y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les
classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l'acceptation
consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés
ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement,
accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef
celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour
soi les dangers. Le courage pour l'entrepreneur, c'est l'esprit de l'entreprise
et le refus de recourir à l'état ; pour le technicien, c'est
le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel
ou le directeur d'usine, c'est la défense de la maison ; c'est
dans la maison, la défense de l'autorité et, avec elle,
celle de la discipline et de l'ordre. Dans la moyenne entreprise, il y
a beaucoup de patrons qui sont eux mêmes, leur caissier, leur comptable,
leur dessinateur, leur contremaître, et ils ont avec la fatigue
du corps, le souci de l'esprit que les ouvriers n'ont que par intervalles.
Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue,
ils ne sont pas à l'abri d'une faillite qui peut détruire
en un jour la fortune et le crédit d'un industriel. Entre tous
les producteurs, c'est la lutte sans merci ; pour se discuter la clientèle,
ils abaissent jusqu'à la dernière limite dans les années
de crise le prix de revient des marchandises, ils descendent même
au-dessous des prix de revient, ils sont obligés d'accorder des
délais de paiement démesurés qui sont pour leurs
acheteurs une marge ouverte à la faillite et, s'il leur
A
consulter
le blog de notre ami, Serge Weidmann, (cercle du Puy de Dôme)
: Vent d’Auvergne.
Lettre ouverte aux belles âmes des associations "droitdelhommistes" de France. Encore une minorité opprimée ; ce sont les libéraux…… Mesdames, Messieurs, Je veux, tout d’abord, rendre hommage à votre militantisme incessant qui a permis, à notre doux pays (dont le monde entier nous envie des tas de belles choses, telles la Sécu, les services publics, notre exceptionnelle inculture, pardon : notre exception culturelle), d’être un paradis pour les minorités souffrantes et trébuchantes : handicapés, femmes battues, sans papiers, immigrés de toutes saisons, gays et lesbiennes, sidaïques, chicungougniés et autres victimes d’exclusions et de ségrégations en tous genres. Je voudrais vous signaler cependant une minorité qui a, jusqu’ici, échappé à votre sagacité, minorité dont personne ne prend la défense et qui est victime, depuis longtemps et jour après jour, d’ostracisme dans les médias : presse, radios, TV, et d’attaques infamantes de la part de responsables politiques, économiques et de journalistes, qui vont parfois jusqu’au racisme. Cette minorité, Mesdames et Messieurs, ce sont les libéraux. Si dans certains pays, ils sont considérés comme des êtres humains à part entière : Amérique, Angleterre et autres pays anglo-saxons, certains pays d’Europe de l’Est, Corée du Sud, Japon voire Chine, par contre, dans d’autres, et surtout dans l’hexagone, ils sont méprisés et victimes d’incessantes discriminations. Ils n’ont même pas le droit de porter leur nom, puisqu’on les désigne sous le terme injurieux d’«ultra libéraux». On ne les cite jamais dans la presse, on ne les invite jamais dans les débats économiques, politiques et sociaux à la radio ou à la télévision. Quand par hasard l’un d’eux, par son savoir et ses compétences, arrive à percer le mur de l’indifférence et devient, comme le professeur Pascal Salin, président d’un jury d’agrégation, toute une cohorte de réactionnaires fascisants : gauchistes, trotskistes, marxistes non repentis, sortis on ne sait d’où, se déclarent prêts à l’envoyer, non dans un goulag ou un camp de concentration qui, heureusement, n’existent pas chez nous, du moins pour l’instant, mais dans les ténèbres extérieures : le néant dans lequel les racistes rouges auraient voulu le voir dormir à jamais. Je ne doute pas, Mesdames et Messieurs, qu’émus par ma requête, fidèles aux valeurs éternelles de l’humanisme subventionné, n’écoutant que votre générosité bien connue, et prenant à cœur, comme vous l’avez fait jusqu’ici, la défense de tous les opprimés et damnés de la terre, vous réagirez comme il convient et organiserez, dès demain, les campagnes nationales et locales qui permettront aux libéraux d’être, en France, considérés comme tous les Français et étrangers qui ne le sont pas. Je vous remercie
pour eux par avance. Veuillez croire en mon éternelle reconnaissance.
A lire le billet d’humeur de Bruno Pineau Valencienne
Printemps 2006 : Le Grand Tournant Fait rarissime sous la Vème République où un Premier Ministre ne s'est pas laissé phagocyter pour une fois par le Président. Dominique de Villepin n'entendait pas non plus perdre la main sur un dossier qui lui tient à coeur, l'emploi des jeunes, choisissant une guerre de mouvement qui lui permet d'imposer son rythme et ses priorités. Il lui reste à capitaliser sur cette première bataille remportée avec brio nonobstant l’intervention du chef de l’État qui a pu laissé croire à la mise à l’écart de l’Hôte de Matignon. En demandant au Parlement de réviser les deux points litigieux du CPE que Dominique de Villepin d’ailleurs avait accepté d’aménager, le Président de la République cherche à épargner son dauphin et place désormais indirectement Nicolas Sarkozy face à ses responsabilités pour régler les derniers détails ce qui ne devrait pas poser trop de problèmes, le chef de l'UMP ayant démontré une certaine complaisance tactique vis à vis des syndicats 10 jours auparavant...!!! Le paysage politique a donc changé à droite en une semaine où le chef du gouvernement devrait améliorer substantiellement son potentiel électoral fort de cette dynamique qui jouera sans doute en sa faveur, le rapprochant d'une candidature quasi certaine en 2007. Il ne manquera pas d'imprégner sa marque personnelle sur les 12 mois qui nous séparent du grand Rendez-vous électoral où un Chirac résigné à ne plus se représenter chercherait à mettre sur l’orbite présidentielle la fusée Villepin. Jamais en trente ans, la détermination et le sens du devoir chez un Premier Ministre n’auront été aussi exemplaires.
À contrario, Nicolas Sarkozy a semblé hésité en envoyant des signaux contradictoires dans la presse brouillant ainsi son message à l'endroit de ses électeurs qui ne le reconnaissent plus forcément comme le décideur à poigne sur de lui qui avait su gérer la crise des banlieues de Novembre 2005 avec autorité. Sa mollesse face à la barbarie des casseurs, en début de conflit, en a laissé plus d'un perplexe...sur sa stratégie. Le «Poulidor» de la Majorité cantonné dans son rôle de numéro 2, passionné de vélo comme chacun sait devra sans doute donner de frénétiques coups de pédales pour espérer décrocher le maillot jaune en 2007. Son image de réformateur ressort écornée face à ce test grandeur nature à propos d’une mini réforme jetant dans la rue son lot de braillards habituels qui l’ont quelque peu effarouché au point de prendre ses distances publiquement avec son patron à des fins électoralistes évidentes…même si il a semblé ces jours ci fouetter l’esprit d’équipe… un peu tard! Et de subir les événements tout en déclarant benoîtement au plus fort de l’orage : "le gouvernement est maintenant obligé de bouger". "La balle est désormais dans le camp de Dominique de Villepin. A lui de jouer. Les syndicats ont réussi leur démonstration de force". Réflexe très combatif et solidaire ! pour un «leader» qui aspire à déplacer les montagnes…à défaut de franchir lui même en échappée «le col du Tourmalet», ajustant sa stratégie en fonction de l’humeur de la meute de certains députés et militants de l’UMP eux même disposés, sans état d’âme, à immoler sur l’autel du CPE le soldat Villepin pour sauver leur propre peau…Le Président de l’UMP a loupé cette étape contre-la-montre face à un rival beaucoup plus tenace qui a osé passer en force, contre toute attente, en se détachant nettement du peloton : Cette peur de gagner sans doute...qui s'abat parfois sur les grands sportifs favoris qui n'osent y croire! Face à un choix «cornélien», notre CNE (Cycliste National Égaré), aura donc connu les affres d’un ``Paris-Roubaix``et l'enfer des pavés...dans la mare ! Mais aussi… dans les airs!...le sang froid dont ont fait preuve les forces de l’ordre en témoigne. De plus, le discours programme de Douai surréaliste, prononcé à l’improviste ne se prêtait guère aux circonstances. Enfin, depuis 2002, maintenu en résidence surveillée à Bercy et place Beauvau, à défaut d'obtenir Matignon, et affublé du titre de vice Premier Ministre, une bien mince consolation, ce fan du tour de France ronge son frein… La tête dans le guidon et les yeux rivés en permanence sur le compteur de vitesse, il se rapproche chaque jour de son rêve de consécration suprême à moins qu'une crevaison ne vienne anéantir son dernier espoir dans le sprint final. La remontée des Champs Élysées vers le Palais présidentiel s’annonce passionnante… Rive Droite ! Nous imaginons déjà les manchettes des journaux français et étrangers : Villepin-Sarkozy in « a dead heat» !
Dans ce scénario encore mal ficelé, le casting se met en place et les rôles de chacun se précisent. Le grand public averti jugera !!! Mai n'est-il pas le mois d'un certain Festival...! Celui de 2007 en particulier!
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