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Cercles
libéraux
Courriel bimensuel des Cercles thématiques N° 15
Editorial
Les libéraux sont des pédagogues
Nous, libéraux,
sommes investis d’une mission pédagogique essentielle : convaincre
les Français que de profondes réformes sont nécessaires
et urgentes.
La pédagogie est un art, c’est aussi une science qui fait
appel à des règles précises.
Un point important est de tenir compte de l’état d’esprit
des personnes à qui l’on s’adresse. Pas question de
contrer frontalement les convictions de nos concitoyens. Nous connaissons
la règle : est vrai ce que l’opinion générale
considère comme vrai.
Par exemple, beaucoup de Français estiment normal que l’Etat
contrôle plus de 50 % de la distribution de richesse nationale annuelle.
Nous, libéraux, pensons que c’est une proportion trop élevée,
qui génère des problèmes graves et qui doit être
diminuée d’urgence.
Mais faut-il afficher un tel objectif au premier rang de notre programme
? Sans doute pas, car il s’agit en réalité d’un
faux débat. Ces 50 % contiennent les assurances sociales, dont
une part concerne la solidarité, tandis que la plus grande proportion
est constituée en réalité d’assurances pures
et simples. Certes, ces assurances sont obligatoires et elles sont fournies
par des entités bureaucratiques en monopole, mais cela ne leur
enlève pas leur caractère de service à la personne,
service marchand par nature.
Il nous suffira d’ouvrir la sécurité sociale (assurance
maladie, chômage, vieillesse…) à la concurrence dès
le premier euro, et de réviser son caractère obligatoire
pour faire sortir ces énormes masses financières du secteur
géré par l’Etat (hors la part solidarité).
La vraie réforme est là, c’est celle qui fera avancer
la responsabilité, à partir de quoi les problèmes
de fonctionnement trouvent leur solution. Elle fera aussi baisser le taux
de richesse nationale contrôlée par l’Etat, mais ce
n’est pas le point principal.
Dominique
Garrigues
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