Courrier de campagne
A la confusion des programmes, à la confusion des idées, à la confusion des électeurs, nous rajouterons la confusion des lecteurs de la « Lettre des Libéraux » qui s’interrogent et font connaître leur choix :

« J'ai découvert la pensée libérale à 16 ans en lisant votre livre sur l'école libre. Je n'ai depuis jamais douté que le libéralisme porte une réponse pour chacune des difficultés de la société. Aujourd'hui je suis un peu triste qu'aucun candidat ne revendique fièrement l'affiliation libérale comme vous l'avez fait en 2002. Le libéralisme est un humanisme! Voila un beau slogan mais je ne le trouve sur aucune affiche dans ma rue. Je vous remercie de ne pas être un béni oui-oui du sarkozysme et d'avoir gardé votre liberté de ton. Depuis que j'ai vu M. Bayrou prendre la pose avec un livre de Tocqueville dans les mains j'ai choisi de poser en confiance mon bulletin centriste dans l'urne. » M.J

« De conviction centriste réformateur, libéral et européen, je suis heureux de voir la réussite de la campagne de l’UDF et de François Bayrou ; je souhaite vivement son succès et la mise en place d’un gouvernement réformateur et de rassemblement ; car si la France a inévitablement besoin de réformes profondes, la crise court depuis si longtemps, qu’aujourd’hui les changements nécessaires seront d’une ampleur telle, que dans un pays où le mot libéralisme est si déformé et diabolisé, demeure un risque de mouvements sociaux si forts que bien des ministres tomberaient… c’est pourquoi un rassemblement de centre-droit et de centre-gauche, des libéraux-démocrates aux sociaux-libéraux, pourrait permettre des réformes d’envergure nationale acceptées par la grande majorité des citoyens ; car la Révolution citoyenne, civique et libérale se doit d’être acceptée, intériorisée, pour réussir, c’est pourquoi la méthode Bayrou me satisfait. Cependant, il ne faut pas perdre le Nord … Si j’ai pu aimé votre petit mot, « il n’y a plus de panier libéral, mais des œufs libéraux un peu partout », force est de constater que l’on ne fait pas d’omelette avec un seul œuf … J’entends par là, que pour maintenir le cap libéral d’une vaste coalition centriste, demeure plus nécessaire que jamais l’affirmation d’un pôle libéral ; pas forcément sous la forme d’un parti, mais peut-être d’un club interne ou associé à l’UDF, qui pèserait sur ses choix… vous avez, pour décrire l’échiquier politique, parlé d’un triangle, avec une pointe socialiste, une pointe libérale, et une pointe conservatrice ; la pointe conservatrice, selon vous, est influée par l’autres des deux pointes qui tirent le plus ; et bien aujourd’hui, il nous faut, me semble t-il, renforcer la pointe libérale pour influer le centre. Membre de l’UDF depuis peu, je souhaite vraiment qu’émerge un club interne libéral, une sensibilité qui dédiaboliserait notre mouvance politique. Je souhaiterai donc savoir ce que sont vos « stratégies » pour l’avenir du libéralisme en France, car je sais la proximité que vous continuez à entretenir avec François Bayrou et l’UDF ; et vos amis libéraux qui ne sont pas partis à l’UMP, qu’en pensent ils ? » A.M

« Tous les candidats sont étatistes. Le mot énergie individuelle a déjà une connotation libérale qu'il faut conspuer. La fronde gauchiste anti-libérale se complaît dans son registre soviétisant dépassé. La formation continue est devenue une obligation pour tous les professionnels responsables. Elle semble inexistante pour la plupart des responsables politiques qui préfèrent surfer sur des idées démagogiques. Pour ma part, je pense que des hommes et des femmes sont compétents dans notre pays. Il faudra les rassembler après les élections pour pouvoir construire la France de demain. Notre consigne devra être non aux tabous pour une France éveillée. » Dr A.L

« Excellentes analyses que celles que je lis avec plaisir toutes les semaines dans "La Lettre des Libéraux" ! Quel dommage que notre famille politique ne soit pas d'avantage entendue dans le tintamarre d'une campagne présidentielle qui ne semble nous emmener nulle part ! » O.L

« Merci mon cher Alain de continuer à éditer cette lettre qui est vraiment une drogue pour tenir le choc dans cette campagne vide de toute substance » G.R

« Chirac a tout fait pour tuer nos idées. Aujourd'hui il faut reconstruire ; le plus apte et peut être le plus désireux de le faire me parait à l'évidence, être Nicolas Sarkozy » J.P.H

« Dans une campagne triste à mourir faute de bon sens Pourquoi n'y a t il pas une véritable représentation libérale??? » C.P

« A trois semaines de l'élection présidentielle, j'attends toujours le candidat qui aura décidé, dans l'intérêt supérieur de la France, de donner à mon pays l'impulsion nécessaire pour entrer de plain-pied dans le monde nouveau qui, plus que jamais, se dessine sans lui et donc à ses dépens. Hélas, plus le temps passe et les candidats eux-mêmes se gargarisant de promesses de plus en plus éloignées du réel, plus, moi-même, je suis déterminé à voter blanc aux deux tours... Marre de servir de faire-valoir pour assurer un avenir des plus nantis à des spécialistes de l'esquive politique ! » P.R

« Nos présidentiables ont 40 ans de retard sur le plan économique. Les uns antilibéraux (au nombre de 6) sont marxistes, et -in fine- partisans de la dictature qui a fait des dizaines de millions de morts avec le communisme et le socialisme national (Nationalsozialismus). Les autres (au nombre de 4) sont keynésiens, c'est à dire favorables à une doctrine qui a échoué partout dans la monde. On n'enrichit pas un pays en dévaluant sa monnaie. La valeur de la livre anglaise a peu bougé par rapport à l'euro, et pourtant leur économie est florissante avec un taux de chômage de 4,5%. L'Allemagne, encore handicapée par la réunification, a la même monnaie que nous. Elle demeure un des plus gros exportateurs du monde, avant la Chine. Il faut rechercher nos maux dans l'étatisme avec une fonction publique quasiment soviétique et des dépenses abyssales de fonctionnement. Des réductions drastiques du nombre des fonctionnaires et des subventions de l'État aux associations et syndicats, s'imposent désormais. C'est ainsi que l'on accroîtra la production industrielle comme celle artisanale, le pouvoir d'achat de tous, et le nombre des travailleurs, tout en diminuant d'autant le chômage. » J.M.S

« Selon une enquête réalisée en septembre 2006 en Bretagne, 68% des Bretons partagent 85% des idées libérales. Notre candidat aurait du être Alain Madelin. Encore une belle opportunité perdue !
Pour ce qui concerne la grande majorité des libéraux bretons, nous avons rejoint l'UMP et nous soutenons activement Nicolas Sarkozy. Nous le lui avons notifié hier soir à Nantes. » Cercle du Morbihan

« Ce qui est très dérangeant avec F Bayrou tient dans cette auberge espagnole qu'il est en train de créer: Quand il parle de fusion des départements avec les régions, ses lieutenants parlent d'attribuer plus de compétences aux... départements. ... Prétendre réformer l'Etat sans s'attaquer au statut et au nombre de fonctionnaires est mensonger. Garantir l'équilibre budgétaire par la loi relève d'une ineptie dangereuse. Il y a dette et dette. En cas de récession, le recours à l'endettement peut être un levier pour amortir le choc. Sans ce levier, il faudra soit cesser de payer les fonctionnaires, soit augmenter la pression fiscale... Si avoir recours à l'emprunt pour vivre au-dessus de ses moyens est condamnable, emprunter pour investir ou en cas de mauvaise passe est justifié. F Bayrou chiffre l'économie réalisée par sa réforme de l'Etat à 5 milliards, mais il ne dit ni comment ni où. Or les seules rémunérations et pensions des fonctionnaires approchent 50 % du budget de l'Etat... Rappelons que la Suède a supprimé le statut et qu'il n'y a plus de fonctionnaires dans ce pays.(20% des effectifs ont conservé le statut : les services régaliens). F Bayrou doit être sérieux.» CG

« Ce n'est pas le lieu de reprendre dans le détail le projet social-démocrate de l'UDF. On trouvera sans doute ici ou là des points positifs. Mais ce ne sont pas des libéraux. Je ne sais pas encore si je vais voter pour Sarkozy car il y a aussi beaucoup de négatif et beaucoup d'imprécisions. Mais je ne vois pas comment on pourrait faire avancer le libéralisme, et donc le développement de notre pays avec les socialistes français puisque c'est le projet de Bayrou. Une simple question pour terminer : François Bayrou s'est-il engagé à tendre la main aux libéraux par un discours clair ? » CG