Le corporatisme
démocratique
est avancé
Institutionnaliser
la participation des corporations à la confection
des lois constitue une régression démocratique.
Jacques Chirac l’a dit
devant le Conseil économique et social,
il faut «plus de contrats et moins de lois».
Bravo. Et d’ajouter que «la démocratie
représentative ne signifie pas que l’Etat doit
tout faire, et encore moins qu’il doit tout faire
seul». Encore bravo.
Malheureusement,
le Président de la République a tiré
de ces excellents principes des conclusions profondément
erronées. Ainsi pour lui, toute modification du Code
du travail devra être précédée
d’une négociation préalable obligatoire
avec les partenaires sociaux. Et si un accord intervient,
les parlementaires seront invités à le transformer
en loi.
D’autre part, « aucun projet de loi ne sera
présenté au Parlement sans que les partenaires
sociaux ne soient consultés sur son contenu »
Ces
idées ne sont pas nouvelles.
Elles sont nées sous le gouvernement Raffarin, ont
été depuis reprises par l’UMP et le
gouvernement Villepin. Elles n’en restent pas moins
calamiteuses.
Nous
avons à maintes reprises attiré l’attention
sur
les dangers à «privatiser» la loi au
profit des partenaires sociaux et à substituer la
loi des syndicats à la loi du Parlement, même
si le dernier mot reste à celui-ci (voir la
Loi des syndicats). Nous avons de même ironisé
sur «les réformes dromadaires» (le dromadaire
étant, a-t-on dit, un cheval dessiné par une
commission) qui sont de bonnes reformes revues et corrigées
dans la concertation avec des partenaires sociaux largement
défenseur du statut quo.
Il
y a même un certain paradoxe
à vouloir inscrire de telles dispositions dans la
loi à la veille des élections présidentielles
et législatives. Cela revient à dire que si
les électeurs votent en faveur du programme de tel
ou tel candidat ou de tel ou tel parti, ce programme sera
ensuite revisité par des syndicats dont le moins
que l’on puisse dire est qu’ils disposent d’une
faible représentativité par rapport au suffrage
des Français qui se sera exprimé !
De
telles propositions
assurent le triomphe des corporations. Il n’est guère
étonnant qu’elles aient été applaudies
sur tous les bancs du Conseil économique et social
assurément représentatif des sus-dites corporations.
Pourtant
partager ce qui «relève de la loi et ce
qui relève du contrat» est une bonne idée.
Dans notre droit du travail la part de la loi est exorbitante
par rapport à celle du contrat. Les lourdeurs et
les rigidités d’un droit du travail hérité
de la civilisation de l’usine et d’une situation
de subordination des salariés pèsent aujourd’hui
fortement sur la croissance et sur l’emploi. Pour
bénéficier à plein de la nouvelle croissance
de la nouvelle économie de la connaissance notre
marché du travail a besoin de beaucoup de souplesse.
Alléger
la loi,
renforcer le contrat ne peut se faire qu’en rendant
au législateur ce qui lui appartient – la définition
des grandes règles d’ordre public – et
en ouvrant aux partenaires sociaux un large espace de négociation
contractuelle qui leur soit propre.
D’ailleurs
notre Constitution
ne fixe-t-elle pas dans son article 34 que ne doivent figurer
dans la loi que les principes fondamentaux du droit du travail,
du droit syndical et de la sécurité sociale.
Et de ce point de vue, la loi sur les 35 heures ne mérite
pas le nom de loi car l’organisation du temps de travail
se doit de relever du contrat.
Un
vrai partage
consisterait à redéfinir la part du droit
du travail d’ordre public - responsabilité
du législateur - et le domaine contractuel qui revient
à l’interprofession, aux branches ou à
l’entreprise. Pour aller en ce sens dans un rapport
remis à François Fillon, Michel de Virville
avait fait d’intéressantes propositions (voir
une
refonte du Code du travail)
Au
lieu d’institutionnaliser un tel partage,
de clarifier les rôles de chacun, les propositions
du président de la République institutionnalisent
un mélange des genres et une confusion des rôles.
Mauvaise nouvelle pour les réformateurs.
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EDITORIAUX
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Jeudi
19 octobre 2006, débat sur la pression fiscale entre Alain
Madelin et Thomas Piketty
L’Université
de tous les savoirs organise une rencontre entre Alain Madelin
(député d’Ille et Vilaine et ancien ministre
de l’économie et des finances) et Thomas Piketty
(économiste et directeur d’études à l’Ehess)
sur le thème «la pression fiscale, monter ou diminuer
?»
Assistez à ce débat : entrée
libre et sans réservation à l’Université
René Descartes à 18h30 – Paris V Amphithéâtre
Binet, 45, rue des Saints-Pères – 75006 Paris
Pour
en savoir plus

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Écologiquement correct
D’un coté, la sortie du film d’Al Gore
«une vérité qui dérange» qui met
en scène les prévisions les plus apocalyptiques sur
le réchauffement de la planète.
De l’autre, Claude Allègre qui une
fois de plus, à sa façon, a mis les pieds dans le
plat. Comble de la provocation : il met en doute le réchauffement
climatique.
C’est là une question délicate et on sait que
les libéraux ont souvent mis en question le protocole de
Kyoto, ses hypothèses fluctuantes, ses conséquences
incertaines, et les causes encore mal expliquées du réchauffement
planétaire.
D’autant que les moyens prévus par le protocole de
Kyoto pour lutter contre le réchauffement climatique semblent
avoir un impact négligeable pour un coût exorbitant.
Au surplus, les prophètes de l’apocalypse climatique
alimentent un rejet de l’économie de marché
et font le lit d’une gouvernance mondiale qui entend imposer
des solutions de rationnement planétaire. Aux solutions malthusiennes
du rationnement les libéraux ont toujours opposé création
et innovation. C’est la raison pour laquelle, les libéraux
ont tendance à répondre que seul le progrès
scientifique et technologique (nouvelles sources d’énergie,
voiture électrique, moteur à hydrogène...)
constitue une vraie réponse au défi annoncé
du réchauffement climatique.
Le dossier est complexe, le chantier est loin d’être
clos, voici quelques éléments de réflexion.
Lire
notre dossier Écologie
Voir le
dossier du CEI qui pointe les erreurs, les exagérations,
les contre-vérités du film d’Al Gore
l’ISF, un impôt injuste
et destructeur
Pascal Salin, professeur d’économie
à l’Université Paris-Dauphine, relève
dans une tribune publiée dans le Figaro du 09 octobre 2006,
que la grande erreur qui inspire le système fiscal français
« consiste à penser qu'il existe deux classes antagonistes,
les capitalistes et les salariés, de telle sorte que la justice
sociale impliquerait d'effectuer des transferts obligatoires des
premiers vers les seconds. En réalité, capitalistes
et salariés sont profondément solidaires dans la poursuite
d'une croissance due à l'accumulation de capital. »
Lire
la suite
Cliniques en danger : elles fonctionnent
trop bien !
Les cliniques sont mises à mal par le gouvernement qui a
diminué les tarifs des établissements privés
afin d’assurer l’équilibre des comptes de la
Sécurité Sociale, sans que cela n’affecte les
assurés cotisants. Cette décision intervient alors
même que les cliniques, plébiscitées par les
patients, sont mieux gérées que les hôpitaux.
Ainsi, comme nous le révèle la lettre de l’ALEPS
«les charges de personnel représentent 65,5% du chiffre
d’affaires pour les établissements publics contre 45,3%
seulement pour les établissements privés, la marge
commerciale est de 3,5% dans le public et 5,6% dans le privé
et la rentabilité est de 0,9% du chiffre d’affaire
dans le public et de 1,8% dans le privé»
Lire
la suite
Interdiction de fumer !
Alors que le gouvernement prévoit d’interdire de fumer
dans les lieux publics, Xavier Méra, de
l’Institut économique Molinari, rappelle
que la «protection contre le «tabagisme passif»
est à la portée des non-fumeurs hors d’un régime
de prohibition et ne requiert aucunement de sacrifier les fumeurs
sur l’autel de la santé publique. C’est en laissant
le libre choix en la matière aux propriétaires d’établissements
qu’une offre diversifiée peut émerger, répondant
aux préférences variées des consommateurs…»
Lire
la suite
Bruxelles s’attaque aux privilèges
de la Poste
Après EDF, les banques régionales allemandes, Bruxelles
«lance une procédure contre les garanties illimitées
de l’Etat sur la Poste». Celle-ci bénéficie
ainsi d’un avantage certain pour obtenir des financements
à meilleur prix en comparaison des autres établissements
bancaires, faussant de manière grossière la concurrence.
Même si en cette période d’élection, Bruxelles
accepte de patienter, il est certain que ce «service public»
à la française devra rentrer dans le rang.
Lire
la suite
Le 23 octobre les assises de Contribuables
Associés
«Trop de dépenses publiques c’est
trop d’impôts : mobilisation 2007», c’est
le thème des assises nationales des contribuables le 23 octobre
au Palais des Congrès à Paris en présence de
Jean Amadou, Jacques Marseille,
et Olivier Truchot.
Pour
plus de renseignements
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Pétition de soutien à
Robert Redeker
A
signer via le site de l’Institut Hayek la pétition
de soutien à Rober Redeker
Voir
la pétition
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