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Je
dois me rendre à l'évidence : la France a la droite la plus
nulle du monde. Après l'énième mesure étatiste
du CPE (un contrat de plus), le Président de la République
et son Premier ministre ont réussi en quelques semaines à
:
- accepter que la rue était plus forte que le suffrage universel,
- laisser la majorité des Français croire que libéralisme
rimait avec injustice,
- faire l'union de la gauche qui n'en demandait pas tant,
- renforcer des syndicats pour la plupart marxistes,
- affaiblir durablement la droite,
- accentuer les déficits publics en créant de nouveaux emplois
aidés.
Et tout cela à un an des élections présidentielles,
chapeau bas !
Et malgré tout, le Premier ministre de mettre en avant "l'union"
exceptionnelle de la majorité dans cette crise. L'union dans l'incompétence,
c'est certain.
Nicolas Sarkozy parlait de rupture et, personnellement, j'y croyais. On
est aujourd'hui bien loin de Margaret Thatcher. Les libéraux ont-ils
encore un avenir dans cette Union Manifestement Poltrone ?
Agé de 28 ans et pensant à mon avenir, je me sens franchement
libéral et je crois en vos idées. Monsieur Madelin, comment
pensez-vous que les libéraux puissent peser en 2007 ?
Nicolas
RODIER
Comme
prévu et annoncé, l'UMP a capitulé en rase campagne.
Le niveau zéro en politique a de nouveau été atteint.
Les syndicats demandent maintenant un réexamen du CNE ....
La coordination étudiante est en plein délire.
Un pas en avant, 10 pas en arrière ...
Les idées libérales ont pris une grande claque, encore une
... ce n'est
pas la dernière ...
Les soviets sont dopés
Merci à l’UMP
M.
Hekimian
Je
me permets, en tant que militant UMP, de vous faire part de mon désarroi
face aux évolutions politiques en cours dans notre pays. Je suis
attristé de voir comment la crise du CPE a été gérée
par nos responsables politiques. Je suis d’autant en colère
contre eux, quand je vois que finalement c’est la rue qui aura eu
raison des institutions de ce pays. Je m’inquiète de la gauchisation
de l’opinion politique, notamment chez les jeunes générations.
Ont-ils oublié la réalité du totalitarisme stalinien,
régime qui a tué autant voir plus d’hommes que le
régime nazi.
Face à cela, je m’inquiète de l’incapacité
de notre pays à se réformer. Si, nous sommes capables, avec
un petit contrat de travail, de mettre dans la rue 3 millions de personnes,
quand saura t-il quand il faudra mettre en place des réformes structurelles
comme celle du système éducatif français ?
Plus le temps passe et plus je me dis que le libéralisme en France
est chimère. Car au fond les français ne veulent que des
emplois de fonctionnaires, des aides de l’Etat,… Mais beaucoup
oublient que cela nécessite des dépenses publiques en hausses
et donc des impôts. C’est donc l’irresponsabilité
générale qui règne dans ce pays.
Que dire aussi si à droite, nous ayons systématiquement
recours à l’action étatique, parce que nous nous refusons
d’agir pour créer de la richesse, comme c’est encore
le cas pour la proposition de remplacement du CPE. On demande aux entreprises
d’embaucher, sans pour autant se soucier d’améliorer
leur sort dans un environnement économique français difficile
par manque de compétitivité.
L’Etat, avec ses 2000 milliards d’Euros de dettes est devenu
le plus mauvais des gestionnaires, pour autant, nous continuons à
lui faire confiance. C’est ahurissant !
Fabien
HEBRAL
Lamentables
!... Nos Parlementaires ont une fois de plus capitulé en rase campagne
en se pliant au diktat des étudiants et lycéens minoritaires
bloquant arbitrairement les portes des écoles encadrées
par des fonctionnaires qui ne risquent rien pour leur emploi. II ne fallait
pas se plier devant des manifestations orchestrées par la gauche,
l’extrême gauche et tous les adversaires du Gouvernement.
En espérant que demain, tous les jeunes trouvent un emploi, un
vrai emploi dans une entreprise et non un emploi financé par l’impôts
comme les fameux « emplois jeunes » dont certains se sont
retrouvés au chômage au bout de cinq ans grâce à
l’inénarrable Martine AUBRY (ex -Ministre du travail) qui
ose ramener son clairon sur le CPE.
Malheureusement, le pouvoir politique a repris les faux remèdes
en allouant une indemnité aux employeurs pour qu’ils embauchent
des jeunes ; genres mesures inefficaces prises depuis plus de 25 ans relatives
au traitement social du chômage.
C’est peut- être la raison de l’acharnement des anti-CPE
qui ne veulent pas la réussite d’une véritable lutte
contre le chômage. "
Georges
LENGLET
Jacques
Garello conclut lapidairement son éditorial de la "Nouvelle
Lettre" (No 874 du 8 avril 2006) en ces termes : "En France,
il faut absolument remettre les syndicats à leur place, et l'Etat
à la sienne : qui aura le courage de le faire ?".
En Grande-Bretagne, sous Margaret Thatcher, plus précisément
le 8 mars 1984, le patron du puissant syndicat des mineurs, Arthur Scargill,
résolut de lancer une grève insurrectionnelle qui dura un
an et qui, pour lui, se termina par une cuisante défaite.
En effet, à mi-parcours (septembre 1984), constatant que la situation
était définitivement bloquée, Margaret Thatcher déclara
: "Allons-nous laisser le règne de la canaille se substituer
à celui du droit ?" : le sort de M. Scargill fut ainsi scellé.
En France, à l'instar de la Dame de fer il y a plus de vingt ans,
nous sommes clairement parvenus à l'instant crucial où cette
question, vitale pour notre pays, doit être posée dans les
mêmes termes et, surtout, dans l'intérêt supérieur
des Français.
Néanmoins, restons lucides. Car rien ne sera possible si, nous-mêmes,
nous ne parvenons pas à résoudre la question fondamentale
de savoir qui, aujourd'hui, est capable d'en avoir autant, sinon plus,
que Maggie Thatcher en son temps : "That is the question"...
Librement !
Philippe (Sully) ROBERT
Les
événements actuels viennent conclure un quinquennat plus
que désastreux. Victoire du non au référendum européen,
chômage en stagnation à la hausse (je maintiens cette expression
"à la hausse" car j'exclue les emplois "achetés"
sur le budget de l'état par le plan Borlo...), explosion de la
dette publique, isolement de la France vis à vis des nouveaux entrants
européens, etc
Après s'être dissolue dans ce "machin" inutile
ou plutôt, cette machine "Chiracienne" à perdre
qu'est l'UMP (l'année prochaine en sera sans nulle doute la démonstration
majeure) la parole libérale va-t-elle enfin voir le jour?
Va-t-on enfin reconnaître que se fondre dans un magma "Chiracien"
tel que que l'UMP (Mr Chirac considèrant par ailleurs que le libéralisme
est pire que le communisme) était une erreur majeure. Il est grand
temps que la France est un vrai Parti Libéral capable de faire
entendre sa voix et surtout capable de présenter une véritable
alternative face au désastre actuel...
Car en effet rien n'est pire en démocratie que l'absence d'alternative.
Certains d'entre vous me diront, mais l'alternative existe: Nicolas Sarkozy.
Je leur répondrais: quel français va croire en 2007 que
Mr Sarkozy représente une alternative puisqu'il appartient et dirige
le parti qui est au pouvoir depuis 5 ans et qu'il a lui-même contribué
à la politque actuelle!!! Les français ne sont pas si stupides.
Oui il est grand temps de faire entendre la parole Libérale. Il
est grand temps que les libéraux cessent d'être des éléments
"solubles" dans le magma Chiracien de l'UMP. Quand je vois le
bilan de l'UMP, je me considère dans l'opposition. Jamais je ne
voterai pour un candidat qui aurait pour mission (au combien difficile...)
de défendre le bilan de 5 ans de législature actuelle ou
de 10 ans de "Chiracisme". Quelqu'un qui s'aperçoit 1
an avant les prochaines élections que le chômage doit être
une priorité nationale peut-il être crédible?
Une solution est possible à moyen terme: créons un véritable
parti libéral (au sens Européen du terme) en se raprochant
des "nihilistes" de l'UDF. Ils savent parler "contre"
et donc une alternative à la politique actuelle (et je les aprouve
tant le bilan est désastreux) mais n'ont absolument aucune idée
ni aucun programme...
Il est temps que les libéraux redeviennent réels et sortent
de leur état "soluble".
Florent
Gerphagnon
Je
viens d'avoir 60 ans et suis chef d'une petite entreprise en bonne santé.
Autodidacte, je travaille depuis l'âge de 16 ans, mais je suis pressé
d'arrêter, alors qu'il y aurait tant à faire. Si nous vivions
dans le pays de la liberté de travailler et d'entreprendre, quel
bonheur de transmettre et d'aider les nouvelles générations
à construire, dans une France généreuse et créatrice...
Au lieu de cela, nous assistons d'année en année à
une dégradation du climat social et économique, du fait
de la gestion désastreuse des dirigeants de droite ou de gauche,
qui se sont succédés pour protéger des privilèges
d'une autre ère, en voulant ménager toute une clique de
syndicats et autres organisations pseudo-politiques, et finançant
cette politique par des charges qui n'en finissent d'épuiser les
entreprises...
Est-ce possible que nos dirigeants puissent à ce point être
aveugles à l'époque de la mondialisation...? Que font-ils
et que voient-ils lorsqu'ils voyagent dans les autres pays occidentaux...?
Quel intérêt ont-ils de mettre leur pays dans un telle situation...?
Pourquoi tous ces discours, à négocier et renégocier
et jouer les girouettes au lieu de décider et d'expliquer enfin
que les français doivent se mettre au travail...! Que les temps
sont changés, et que ce qui était valable et applicable
il y a 30 ou 50 ans n'a plus de sens aujourd'hui. Que la sécurité
tant sollicitée ne peut se gagner que par le travail et la prise
de risque, surtout pour tous ces jeunes qui entrent dans la vie active
et qui auront un avenir bien sombre si nous continuons ainsi. Que le travail
doit être récompensé et non pénalisé.
Qu'au lieu de justifier que celui qui a gagné à la sueur
de son front et pris des risques doive partager, expliquer clairement
qu'un salaire se mérite et n'est pas un dû de la société.
Que l' assistance et l'aide de la collectivité ne doit durer qu'un
temps, celui de se remettre dans le circuit du travail, et qu'il faut
accepter ce qui se présente, si on a eu la malchance de redescendre
l'échelle sociale. Qu'il n'y a pas de sot métier, qu'il
faut accepter de se reconvertir, et que chacun a sa place dans une société
moderne et qu'un pays comme le notre a beaucoup de besoins et besoins
de compétences...!
Pourquoi les personnes qui perçoivent une allocation de chômage
ne seraient pas, même pour moitié ou 2/3 du temps, mis à
la disposition de la collectivité...? Jusqu'à ce qu'elles
trouvent un emploi fixe.
Il y a tant à faire pour aider les écoles, les hopitaux,
l'entretien des villes, des plages et des sites touristiques, les personnes
agées...etc... Au lieu de payer tous ces gens à ne rien
faire...!
Et tous ces fonctionnaires qui profitent d'un système obsolète
dans une économie moderne...? Et en plus ils prennet, par leurs
grèves, en otage leurs propres employeurs...la collectivité
du travail....
Pourquoi le social doit-il être incompatible avec le travail...?
Pourquoi une majorité silencieuse d'artisants, de commerçants,
de professions libérales, et les patrons en particuliers qui assurent
tant d'emplois dans le pays, sont-t-ils traités d'exploiteurs...?
Pourquoi tous ces gens qui n'ont pas le temps de défiler parce
qu'ils doivent faire 50 & 60 heures par semaines pour gérer
au mieux leurs entreprises et assurer à leurs personnels d'être
payés pour 39h alors qu'ils ne travaillent plus que 35h, alors
que le personnel prendra ses 5 semaines de congés payés,
et nombre de dirigeants et responsables devront souvent se contenter de
1 ou 2 semaines de congés en 1 ou parfois 2 ans...! Tous ces gens
qui risquent leur propre capital, qui n'ont pas droit à l'erreur,
et qui n'auront jamais la moindre subvention en cas de difficultés...!
Et ce sont les pseudo victimes du capitalisme qui défilent comme
si elles allaient à un pic-nic, qui osent s'appeler "les travailleurs"
et qui crient à l'injustice...! Le monde marche à l'envers....!
Il faudrait bien qu'une fois les commerçants, chefs de PME/PMI,
artisants et professions libérales fassent TOUS à leur tour
la grève 1 jour, et descendent dans la rue pour manifester silencieusement
leur colère avec pour seules banderolles " Nous cherchons
des gens qui veulent bien travailler", car malgré cette mobilisation
pour le travail, c'est une misère aujourd'hui pour un chef d'entreprise
de trouver des collaborateurs...!
Heureusement, il y a aussi un jeunesse saine et silencieuse qui ne demande
qu'à apprendre, travailler et construire. Il ne faut pas la gacher
et la laisser partir dans les pays voisins...!
Cela fait des années que j'estime Mr Madelein pour ses idées,
que je vote pour lui dés que l'occasion s'en présente et
je regrette que si peu de français ne le suivent dans cette voie
du libéralisme. Comment l'electorat peut-il se laisser ainsi berner
d'elections en elections...? Quelle mémoire a-t-il...? Pourquoi
n'arrive-t-on pas à conjuger la richese de la pluralité
avec les valeurs qui ont fait la France...?
J'aime beaucoup mon pays et sa culture. J'y ai ma famille et mes amis.
Mais comme tant d'autres personnes, j'espère ne pas être
amené un jour à le quitter pour finir ma vie à l'étranger...!
Gérard
Saada
Le
CPE et La crise du modèle français : révolution introuvable,
réforme impossible.
Au mois de janvier,
un amendement présenté par le gouvernement propose de créer
un nouveau dispositif facilitant l'entrée dans le monde du travail
aux jeunes sans qualification. Deux mois plus tard, l'amendement a provoqué
une crise sociale : universités bloquées, manifestations
estudiantines, lycéennes, syndicales, violences, grèves
générales. Dans le pays et surtout à l'étranger,
de telles images rappellent mai 68. La crise du CPE a provoqué
un nouveau psychodrame, l'occasion de théâtraliser le malaise
français et de s'adonner au folklore révolutionnaire. Mars
2006 sera-t-il un revival de mai 68 ?
« Le psychodrame met en cause la propension révolutionnaire
du peuple français », disait le grand maître Raymond
ARON (La Révolution introuvable), après les événements
de mai 1968. Tous les ingrédients sont réunis : peurs, angoisses,
passions, fantasmes, immaturité, violence, agitation manipulation...
et même à l'Université, il y a bien peu de place pour
la raison. Qui a lu le CPE dans le texte ? Qui sait que les étudiants
sont ceux qui entrent le plus facilement dans le marché du travail,
que trois ans après l'obtention d'un diplôme, 70% des jeunes
ont un CDI. ? Dans les AG, les non grévistes sont devenus des ennemis
de classe... et que dire des partisans (il y en a !) du CPE. La démocratie
spontanéiste des AG sert toujours de paravent au terrorisme intellectuel,
que fuit la majorité raisonnable et silencieuse.
Certains enseignants bien intentionnés, vieux grognards de 68 ou
jeunes révolutionnaires en herbe, organisent des pseudo-débats
entre syndicalistes, militants et grévistes, communiant dans une
pensée unique anti-libérale : le patron, voilà l'ennemi
! le couteau entre les dents, prêt à licencier le salarié
qu'il embauche... surtout si c'est un jeune. Sus au grand capital !
Il y a un an, les mêmes intellectuels engagés avaient lu
dans la Constitution européenne le rétablissement de la
peine de mort, l'interdiction de l'avortement, la suppression des protections
sociales et du droit du travail, l'Europe des patrons, des cléricaux,
de la police et de l'armée vendue au grand capital et à
l'impérialisme américain...
Ouf, la nostalgie est encore ce qu'elle était ! En tout cas, une
telle effervescence, c'est comme un petit coup de jeunesse, à la
veille du départ en retraite. Il faudrait en rire, mais «
La critique systématique de la société libérale
par l'intelligentsia affaiblit, mine un ordre fragile. Elle tend à
donner mauvaise conscience aux responsables de la société,
et surtout à leurs enfants... Le gauchisme vague, émotionnel
de l'intelligentsia a gagné les bien-pensants et leurs enfants.
» (Raymond ARON).
La « révolution » de mars 2006, agitée par les
syndicalistes professionnels, les nostalgiques du paradis des prolétaires,
les trotskistes fonctionnarisés, les anarchistes subventionnés
par l'Etat est au mieux un simulacre, au pire une imposture. Le temps
où les conseillers prud'homaux ouvriers refusaient, par dignité,
l'indemnité à laquelle ils avaient droit est bien révolu.
Aujourd'hui, la république, bonne mère ou bonne poire, aime
à subventionner ses agitateurs et ses contestataires. Elle a réussi
à institutionnaliser la révolte dans le cocon petit bourgeois,
auquel les soixante-huitards et bobos demeurent très attachés...
Etre acteur de la lutte des classes est devenu très tendance, très
branché, très comme il fautŠ.
Les autorités universitaires, complices ou complaisantes, acceptent
sans résister les débordements politiques et le blocage
des cours, au mépris de la liberté du savoir. ! «
Il n'y a d'autre fondement moral à l'Université que la tolérance
réciproque des enseignants et la discipline volontaire des étudiants.
Il n'y a plus d'enseignement supérieur si les étudiants
utilisent l'université comme foyer d'agitation politique »
(Raymond ARON). Curieux étudiants que ceux qui investissent et
interrompent les cours, refusent la connaissance, prônant le nihilisme
et l'inculture. On a oublié qu'à l'Université, respecter
le savoir, c'est se respecter soi-même. On peut manifester, revendiquer
et assister au cours, pour préserver son avenir. Bah ! Demain,
tous chômeurs et ignorants
Le monde observe avec ironie ou tristesse les soubresauts d'un modèle
qui se meurt. Les remarques des étudiants ERASMUS soulignent, une
fois de plus, le décalage (le décrochage) de l'exception
française en Europe. La France est ce pays exotique où les
banlieues s'enflamment, où les casseurs investissent les manifestations,
où les grèvent paralysent régulièrement le
pays, les transports et les services publics, où les talents s'exilent,
mais surtout où les étudiants ne veulent plus étudier
et bloquent les universités. Dans leurs pays, de culture libérale,
les assouplissements juridiques contenus dans CPE n'auraient soulevé
aucune critique.
Alors que nos voisins européens entrent courageusement dans le
XXI° siècle, la société française est-elle
irrémédiablement bloquée ? Révolution introuvable
(pour reprendre l'expression de Raymond Aron en 1968), parce que le mouvement
social est englué dans l'idéologie du refus. Réforme
impossible (défi que lançait Nicolas Tenzer en 2004), parce
que l'attachement viscéral aux droits acquis empêche toute
adaptation du modèle social français. Les déclinologues
ont tort, la France n'est pas menacée du déclin, elle s'enfonce
doucement dans la décadence.
Renaud
BUEB
Docteur en Droit, Maître de Conférences à l'Université
Pourquoi
je quitte la France. Histoire vécue.
Jean frédéric dirige une petite entreprise (il
vient de la créer et c’est dur tous les jours). Au cours
d’une soirée Jean frédéric rencontre un jeune
(25 ans) sans boulot. Ce jeune n’a aucune qualification (même
pas le brevet), sa femme est enceinte et bolivienne ne parlant pas le
Français au chômage aussi. Or il se trouve que Jean Frédéric
cherche un commercial en discutant le jeune se dit commercial (il présente
bien et à l’aise relationnellement) Jean frédéric
un peu rapide ce soir là (à cause du champagne) lui propose
de l’embaucher.
Bref
Le jeune en question débute Sa mission,
JF l’habille (costume parce que pas de fric)
JF le loge et le nourrit (2 mois) le temps qu’il trouve un appart
Jf met à sa disposition : voiture, téléphone, PC
portable
JF le paye 1000 euros par mois + les primes si ventes réussit
Rapidement JF s’ aperçoit que le jeune n’a jamais rien
vendue de sa vie
JF lui propose de le former et on repart à zéros
Au bout de 3 mois de formation interne le jeune commence à réellement
être opérationnel (très bon résultats en télé
prospections)
3 mois plus tard (6 mois de présence dans l’entreprise)
Le jeune lui annonce qu’il aimerai se rapprocher de sa famille et
qu’il faudrait lui ‘’arranger çà’’.
En fait le jeune aimerai qu’on le licencie pour qu’il puisse
toucher le chômage.
Et de dire à JF :
"Tu comprends on aimerai avec ma femme profiter un peu du système
Français. Cela ne te dérange pas, on n’est pas fâché
? de tout façons je ne t’es pas coûté bien cher."
Maintenant j’ai un souci, comment le faire bosser ou démissionner
? je refuse de le licencier (j’en ai besoins et jusqu’ici
il à Fait son boulot)
En 2007 la gauche repassera, aggravant alors cette situation, je ne voie
pas quand une vrais politique libéral sera possible en France alors
j’ai pris la décision de quitter la France (je me donne 3
ans je suis fortement endetter et je veux terminé mon projet)
Schwaab
jean Frédéric
Réaction
d'un militant libéral, profondément déçu par
l'action gouvernementale de l'UMP
Classe politique couarde, crise de régime sévère,
tentative de putsch gauchiste dans les rues de France, libertés
individuelles bafouées, modèle social exemplaire d'inefficacité,
institution judiciaire à la dérive, image de l'entreprise
et du travail gravement détériorée, sens de l'initiative
et de la responsabilité individuelles à restaurer, perte
d'identité nationale, panne de repères et de principes fondateurs,
politiques infantilisantes d'assistanat généralisé,
déficits publics abyssaux, fiscalité plombante, corporatismes
et syndicalismes obstructionnistes, système éducatif à
bout de souffle reconverti en fabrique à crétins, etc, etc.
Les maux profonds dont souffre notre pays sont légion et suscitent
une profonde exaspération.
La France doit négocier au plus vite un grand virage libéral
(idéologique, politique et économique) et remettre à
plat son organisation. Les pistes, les idées, les leviers, les
solutions qui permettraient d'inverser cette spirale de la défaite
existent et doivent être appliqués au plus vite, n'en déplaise
à une minorité d'anti-réformistes privilégiés,
de titulaires d'acquis sociaux financés sur le dos d'une majorité
laborieuse "peau de chagrin" qui a en marre de "trimer"
au nom du sacrosaint principe de solidarité, porteur de profondes
injustices socio-économiques.
Par pitié, Monsieur Madelin, sortez du trou noir de l'UMP, abréviation
signifiant plutôt aujourd'hui "Usine à malaises profonds".
Pour ma part, dans une ultime démarche (cou)rageuse avant d'envisager
l'exil comme beaucoup de compatriotes usés par la sclérose
du pays, j'ai décidé de rejoindre un petit ilot libéral
porteur d'immenses espoirs à l'aube des élections présidentielles
de 2007 : j'ai nommé Alternative Libérale ! Seul ce parti,
non gangréné par l'immobilisme et la léthargie de
la "droiche", peut injecter du sang neuf à une France
vidée de son bon sens et peut porter l'étendard des réformes
nécessaires. Tout libéral qui se respecte se doit d'appuyer
ce mouvement qui entend jouer un rôle majeur sur l'échiquier
politique national. L'avenir du libéralisme n'est plus dans un
parti "classique". Les bilans sont là, désastreux,
à droite, au centre comme à gauche. Grâce à
Alternative Libérale, je crois à un libéralisme salvateur
! Un libéralisme porté par un parti intègre, un libéralisme
défendu avec détermination et sans compromission ! Et vous,
Monsieur Madelin ?
D.
Garrigou
En
accord à 90% avec les réactions des lecteurs. Qu'ajouterai-je
à tout cela ? Qu'une espèce de honte d'être français
s'empare peu à peu de moi, devant une France qui recule alors que
celle-ci renferme d'immenses richesses, qu'elle refuse d'exploiter, à
la satisfaction d'une bonne proportion d'oisifs baignant dans l'assistanat,
d'une classe politique d'opposition spéculatrice, et d'une armée
de fonctionnaires aux ordres des syndicats (que j'ose croire encore non
entièrement inféodée) ..... Un modeste retraité
de 78 ans.......
André
Vanlerberghe
J’ai
peur que les députés UMP capitulent de façon honteuse
face à la
pression de groupes d'extrême gauche et de lycéens immatures
(les
informations communiquées vont dans ce sens). En outre, l'ultimatum
des syndicats est inacceptable. La question n’est pas tant le CPE
(qui reste un outil intéressant) mais plutôt le symbole et
le principe. Comment imaginer que la République puisse s’incliner
devant des lycéens, des gauchistes et des rêveurs?!
Avec une telle majorité au parlement, au sénat et à
quasiment tous les
niveaux du pouvoir, cela relève de la faute lourde et de l'inconsistance
aggravée voire de la trahison de l’UMP. Dans une entreprise
c’est le licenciement sur le champ sans indemnité. Monsieur
SARKOZY, agitateur d'air notoire, va hypothéquer de façon
grave les chances de réformes de ce pays frappé par la malédiction
de l'idéologie et par l’engourdissement cérébral.
Son obsession du pouvoir associée à la couardise d’une
partie de la
majorité me dégoûte.
Nous saurons nous en souvenir en 2007
Hekimian
Norbert
Je
rejoins votre point-de-vue entièrement. Que ce soit un gouvernement
de droite ou de gauche, la France est irréformable. Il n'y a qu'une
seule voie : LES REGIONS. Il faut les redécouper pour en réduire
le nombre à environ HUIT. Ensuite leur donner une automomie complète
dand les domaines de : Code du travail, santé, éducation.
Au bout d'un peu de temps, il y aura bien UNE région qui adoptera
les bonnes réformes, créant ainsi une aire de croissance
et prospérité. Ensuite les autres seront bien obligées
de suivre le mouvement.
Rappelez-vous la vignette auto. Autre exemple : la Sécu Alsacienne
(systéme hérité des Allemands) indépendante
et non déficitaire.
Pascal
de Pélichy
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