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Après
les giboulées de Mars…
la douche froide !
Le paysage politique
ne cesse de s’obscurcir, les nuages s’amoncellent à
l’horizon, le tonnerre de la contestation sociale gronde toujours
et la foudre électorale fera le reste…Ceux qui se considèrent
aujourd’hui à l’abri seront fort dépourvus lorsque
le temps du verdict sera venu !
À aucun moment le Président de la République lors
de son intervention du 31 Mars dernier n'avait laissé entrevoir
ce scénario catastrophe. Tout en promulguant la loi, il parlait
d'aménagement et non d'un abandon pure et simple du CPE. En toute
bonne foi, nous avions tous cru que l'affaire été réglée...saluant
au passage la fermeté du Premier Ministre (relire Printemps 2006
: Le Grand Tournant). Les électeurs de droite apprécieront
cette volte face ! Des groupuscules ultra minoritaires et violents ont
fini par déboulonner les piliers de notre démocratie entraînant
de facto notre pays dans une crise de régime : Un Parlement bafoué,
un pouvoir exécutif ridiculisé. Sans oublier un parti majoritaire
discrédité. La rue vient en quelque sorte de lancer une
OPA hostile sur nos institutions. Où est notre chevalier blanc?
Derrière cette humiliation, nos dirigeants ont anéanti à
jamais toute idée de réforme structurelle. Dans une sorte
d’euphorie collective, les syndicats envisageant maintenant de s’attaquer
au CNE pour le faire disparaître à son tour : La grande braderie
de la République a désormais ses journées portes
ouvertes à l’année…
Très difficile dans ces conditions de proposer des mesures libérales
d’envergures alors que ceux là même qui prétendaient
les appliquer ont tout simplement abdiqué. Une France audacieuse
ne verra t-elle jamais le jour ? Parviendra elle à devenir un endroit
où «aucun acte capitaliste entres adultes consentant»
ne serait interdit. Beaucoup de jeunes comptaient sur ce CPE pour faciliter
leur insertion professionnelle et acquérir de l’expérience.
Ils ont été abandonnés ! Puissent t-ils trouver chez
les libéraux un projet d’avenir dans lequel ils se reconnaîtront
enfin. «Les vaches sacrées» valent décidemment
plus que les intérêts fondamentaux de notre pays...
En ce 11 Avril 2006, il nous reste 376 jours pour convaincre…
Bruno
Pineau Valencienne
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