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Cercle
thématique « Les protections sociales »
L’appel
des libéraux vers les organisations caritatives
La Croix rouge, l’Armée du salut, Emmaüs, les Restau
du cœur, l’Action catholique et tant d’autres organismes
d’aide aux plus malheureux d’entre nous font un travail magnifique,
se dévouent sans compter pour apporter vivres et couvert à
tous ceux qui sont dans la détresse.
Les libéraux mettent la solidarité au premier plan des valeurs
d’une société humaine. Ils saluent ces initiatives
privées, et y participent activement à titre personnel (tout
en souhaitant que les subventions publiques soient remplacées par
des déductions fiscales en faveur des donateurs).
Octroyer une aide à ceux qui sont dans le besoin, c’est apporter
une réponse immédiate aux urgences d’aujourd’hui,
et c’est nécessaire, sans aucun conteste. Mais demain ? Les
mêmes demandes seront là, et il faudra continuer indéfiniment
à y répondre, épuisant ses ressources en temps, patience
et moyens financiers. Comme ce serait mieux si l’on pouvait traiter
les causes en même temps !
Il se trouve précisément que le point fort des libéraux,
c’est de savoir pourquoi nous avons ces problèmes de chômage
et de pauvreté, et d’avoir défini les moyens d’y
mettre fin. Nous savons comment faire pour rétablir l’emploi,
réduire la ségrégation sociale, former chacun pour
l’emploi qui lui convient.
Nous lançons donc un appel pressant vers les organismes caritatifs
: vous tous qui œuvrez magnifiquement pour aider les plus pauvres,
demandez que l’on soigne enfin les causes des problèmes et
non plus seulement les effets. Exigez des responsables politiques qu’ils
vous présentent une analyse honnête et complète des
dysfonctionnements de nos sociétés - qui ne pourra être
que l’analyse libérale -, et qu’ils en tirent les conséquences
en termes d’action politique structurelle.
Alors vous verrez que l’aide immédiate aux plus pauvres et
les évolutions vers les options libérales sont les deux
faces d’une même médaille, qui permettent de résoudre
les problèmes d’aujourd’hui tout en allégeant
sans peine ceux de demain.
Cercle thématique « La culture
libérale »
L’anniversaire
du Rapport « Halte à la croissance ! » du Club de Rome
de 1973
L’année 2003 était celle du trentième anniversaire
du célèbre rapport « Halte à la croissance
! » du Club de Rome, où était expliqué que
les ressources énergétiques fossiles auraient disparu en
2000, et que les cultures vivrières seraient loin de pouvoir nourrir
tous les hommes de la planète. Les faits, têtus, ne l’ont
pas confirmé. En 2003, le cours du pétrole était
à 25 dollars de 2000 le baril, soit le même prix qu’en
1973 (après un point bas à 12 dollars en 1999). En 2000,
les prix moyens alimentaires dans le monde sont à un tiers des
prix de 1960, et les perspectives de 2050 sont bien équilibrées.
Mais voyez comme c’est étrange ! Le trentième anniversaire
du Club de Rome a été passé sous silence à
peu près partout dans le monde, très peu de médias
en ont parlé, aucune cérémonie officielle, pas de
discours, pas de musiques… Pourquoi donc ? Cela aurait trop donné
à voir ses gigantesques erreurs de prévision (même
si depuis lors, la hausse du prix du pétrole est venue confirmer
partiellement ses thèses)?
Ce qui nous intéresse ici, c’est l’analyse culturelle
que l’on peut faire de cette situation : les actions festives nationales
et mondiales dont on nous repaît, où tout est motif à
commémorations, cérémonies, prises d’armes
devant les monuments aux morts ou aux vivants… tout cela serait-il
donc sélectif ? Une puissance occulte aurait décidé
de ne célébrer que celles qui sont dans le sens de l’histoire,
langue de bois politiquement correcte, et que toutes les autres doivent
être rejetées dans les oubliettes de l’histoire ?
Nous n’aurions le droit de célébrer que le catastrophisme,
la compassion culpabilisante, les lendemains qui pleurent ? Il y aurait
un tabou mondial de la pensée unique qui bloque les déviances,
de quelqu’ordre qu’elles soient ? « Les trompettes de
la renommée sont bien mal embouchées » ? Ce serait
fort inquiétant…
Cercle thématique « Les enjeux
internationaux »
La politique
internationale, le contrat, le commerce, le convivial (Michel Faure, membre
du Cercle thématique)
« En tant que libéraux, nous devrions réfléchir
sur le rôle de l'individu et sur celui du contrat et en tirer les
conclusions en matière de relations internationales. Rien ne devrait
m'interdire de commercer avec un étranger et d'échanger
avec lui des biens et des services à un prix convenu mutuellement.
Rien ne devrait m'interdire d'entrer et de sortir d'un pays, d'y résider
même, si j'en respecte les lois et suis capable de subvenir à
mes besoins. Ce que je ne veux pas que l'on m'interdise, je ne veux pas
l'interdire à d'autres. Ainsi l'immigrant est bienvenu chez moi
par le contrat de travail ou le contrat de mariage, bref quand il est
utile ou aimé. Il peut venir aussi chez nous si sa vie chez lui
est en danger.
Et je ne vois pas de quel droit un état ou une région interdirait
à un individu de nouer ainsi des relations humaines, de travail
ou sentimentales, avec un autre être humain. De tels principes devraient
être réaffirmés par les Libéraux parce que
les nier est remettre en cause la liberté individuelle, laquelle
est le bien le plus précieux de l'homme.
Les libéraux devraient également réfléchir
aux sources de la bonne entente, et pourquoi l'on parle de commerce pour
désigner à la fois les échanges marchands, mais aussi
les échanges d'idées, la conversation, "l'heureux commerce
entre les hommes". Il me semble qu'inciter les jeunes étudiants
à passer une partie de leurs études dans un autre pays que
le leur est un bonne chose, et que si cet autre pays est européen,
ces expériences juvéniles changeront l'Europe. Les mariages
entre nationaux de pays différents, les échanges sportifs,
les études, les relations entre partis politiques, entre artistes,
entre associations et professions en tout genre feront mieux, en une ou
deux décennies, que toutes les architectures de "noyaux durs"
et "d'association sans adhésion" et autres acrobaties
intellectuelles et sémantiques qui tuent l'élan européen,
rendent les débats stériles et technocratiques alors que
chacun d'entre nous, en novembre 1989, voulait aller embrasser des inconnus
juchés sur les ruines du mur de Berlin parce que nous savions très
bien, alors, ce qu'étaient l'Europe et la liberté enfin
réunies.
Ces remarques m'amènent à une conclusion : les libéraux
devraient s'approprier la politique étrangère avec plus
de chaleur, de sentiment, de générosité. S'ils ne
le font pas, alors ils ne diront rien qui n'ait déjà été
dit par d'autres. »
Cercle thématique « La réforme
de l’Etat et des collectivités territoriales »
La franchise
des élus locaux (Jean-Claude Malaguti, Cercle territorial Morbihan)
« Nous étions nombreux à l’assemblée
générale de l’Ordre National du Mérite.
Plusieurs élus - députés, sénateurs, maires,
conseillers généraux – nous exposaient que la démocratie
participative, du bas vers le haut, n’existe pas en France. Ils
expliquaient aussi que la démocratie représentative ne marche
pas non plus, parce que les consignes sont données par le gouvernement
et par les partis politiques – qui, eux, ne sont pas des élus.
La majorité de ces élus nous disaient qu’ils sont
au pouvoir depuis plus de 10 ans et ils reconnaissent n’avoir jamais
vraiment travaillé dans le secteur privé, national ou international.
Ils ne savent pas ce que veut dire diriger une entreprise, un atelier,
une ferme, un commerce, une boulangerie ou un métier de la mer,
ce que veut dire arriver au travail à 7 heures du matin pour rentrer
chez soi à 7 heures du soir, après avoir nettoyé
les toilettes. Ils n’ont jamais eu à s’inquiéter
pour l’équilibre des revenus et des dépenses, pour
le financement des dettes, pour la motivation des salariés et des
fournisseurs, ni pour la satisfaction de leurs clients. Ils étaient
tout simplement indemnisés grâce à la générosité
des contribuables. Ils nous expliquaient que, par conséquent, ils
ont du mal à entamer des négociations pour des réformes
sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas.
Nous avons tous apprécié leur franchise et nous espérons
que les partis politiques en tiendront compte lors des prochaines élections.
»
L’économie libérale
Le chômage,
un problème à traiter durablement
Lu dans un document de la Mutualité sociale agricole du Morbihan
: « Les cotisations sociales des salariés agricoles sont
aménagées dans les "Zones de revitalisation agricole".
L’entreprise bénéficie d’une exonération
totale des cotisations patronales de sécurité sociale, d‘allocations
familiales et d’accidents du travail. L’exonération
est calculée sur la partie du salaire ne dépassant pas 150
% du SMIC. Tout salarié ouvre droit à l’exonération
si le recrutement est réalisé en CDI ou en CDD d’au
moins 12 mois conclu pour accroissement temporaire d’activité,
si aucun licenciement n’est intervenu dans les 12 mois précédant
l’embauche et si l’effectif total de l’entreprise ne
dépasse pas 50 salariés après le recrutement. »
Notre réaction : ce dispositif vise à améliorer la
situation des secteurs en retard. Ses auteurs sont pétris de bonnes
intentions, et il est impossible de le critiquer, sauf à se faire
taxer de dureté égoïste…
Pourtant, il faudrait voir s’il n’y a pas d’effet d’aubaine
(les agents économiques prennent les avantages offerts pour des
actions qu’ils auraient menée de toutes façons), et
qu’il y a effectivement un effet de promotion de l’activité
dans le secteur. Car son application est assez délicate : il faut
contrôler le respect de ses conditions subtiles, et pour cela déployer
de nombreux contrôleurs. Le coût ne sera pas négligeable.
Nous dira-t-on que ce n’est pas très grave, car employer
ces contrôleurs, c’est réduire le chômage général
? Il vaut mieux pour leur dignité aider les chômeurs en leur
donnant des emplois, même faiblement justifiés, que des indemnités
? Leur consommation viendra améliorer l’économie nationale
?
Pour nous, voilà des arguments valides à court terme, mais
à moyen terme, c’est le contraire qui est vrai. S’il
suffisait de distribuer des emplois payés par le contribuable à
tous ceux qui sont en difficulté, le problème du chômage
serait résolu depuis longtemps. Ces techniques ont été
essayées dès 1848, avec les Ateliers nationaux. Elle ne
peuvent servir qu’à traiter un problème ponctuel dû
à des circonstances exceptionnelles et non durables.
En réalité, payer quelqu’un pour faire un travail
non vraiment utile, ce n’est pas résorber le chômage,
c’est creuser le chômage. Sinon, il suffirait, pour sortir
de la crise, de quintupler les impôts et de donner des emplois fictifs
à 5 millions de Français…
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