Haro
sur le Dalo !
Notre
très vive critique du nouveau Droit au Logement Opposable
est heureusement confortée par beaucoup.
Nous
avons déjà dit tout le mal que nous pensions
du nouveau Droit au Logement Opposable. Nous avons montré
qu’il était le signe d’une grave confusion
idéologique (voir
Confusion) de la part de la droite qui reprenait, sans
le savoir et sans le vouloir sans doute, une conception
très marxiste du droit, jadis en vogue dans les démocraties
populaires. Nous avons aussi dénoncé une fausse
bonne idée aux effets pervers, une illustration de
la démagogie ambiante qui consiste à distribuer
aujourd’hui sous la pression médiatique de
faux droits payables par les prochains gouvernements de
demain. Nous avons cherché à démontrer
pourquoi le droit au logement opposable n’était
ni la bonne réponse aux problèmes concrets
des sans domicile fixe exposés sur les rives du Canal
St Martin, ni une réponse au problème des
mal-logés (voir
Les nouveaux marchands de bien.)
Notre critique s'est heureusement trouvée confortée
par de nombreux commentaires. Nous ne résistons pas
au plaisir de vous en signaler les plus marquants qui sont
autant de témoignages à la résistance
du bon sens.
Yves de Kerdrel a consacré lui,
deux éditoriaux du Figaro pour illustrer les incohérences
du droit au logement opposable. Dans «Reviens, Sancho
Pança, Don Quichotte est là» il dénonce
les gâchis de la gestion de notre parc social : «Jamais,
il n’y a eu autant d’argent disponible pour
financer le manque de logements. (...)Du côté
des offices de gestion des HLM, cette pénurie de
logements sociaux entraîne une prime à la solvabilité
des locataires. Si bien qu’aujourd’hui 80 %
des logements sociaux sont habités par des ménages
« non pauvres ». Une véritable politique
en faveur du logement social justifierait, que l’on
fasse payer des surloyers à ceux qui occupent sans
justification ces logements sociaux. Ce qui permettrait
de «remettre sur le marché» environ 200
000 logements." Dans une «Lettre
d’un locataire à son propriétaire»,
il ironise : «Puisqu'il existe désormais
un nouveau droit aussi sacré que le droit à
la santé ou le droit à l'éducation,
vous comprendrez que je me considère aussitôt,
tel des millions de Français, comme un ayant droit.
Et puisque j'ai un droit au logement que l'État ou
les collectivités locales sont condamnés à
remplir et à payer, je ne prends aucun risque à
ne plus honorer mes loyers.»
C'est aussi Favilla qui dans ses chroniques
des Echos ironise «Un film récent,
Le
Grand Appartement, qui met en scène un groupe
de bobos nichant dans un immense logement des beaux quartiers
pour un loyer dérisoire (survivance de la «
loi de 48 ») et mettant tout en oeuvre pour conserver
ce privilège, en allant même demander conseil
et assistance en banlieue, à une sympathique colonie
de squatters africains.» Il conclut : «Ce
que montre cette aimable pochade, c’est l’effet
pervers de ces « droits à ». L’art
et la manière d’en profiter peut devenir une
sorte de métier.» Le même Favilla
développe une argumentation économique très
voisine de la nôtre:
1) "Les spécialistes
de l’économie du logement rappellent le danger
qu’il y a toujours eu d’entretenir les confusions
entre le logement, traité comme une mission sociale
et l’immobilier, qui est un marché économique.(...)
Le droit au logement crée une sorte de marché
virtuel où les prix d’accession seraient calés
sur la capacité des accédants, et non sur
les coûts des produits proposés." Et d'ajouter
: "Il n’est pas sûr enfin que cette sollicitude
publique soit bien reçue des ménages à
revenus modestes qui ont fait des efforts personnels considérables
pour se loger.
2) «L’autre risque est d’élever
d’un cran le « seuil de rentabilité »
du travail. L’un des obstacles à l’emploi
des moins qualifiés est l’étroitesse
de l’écart entre les revenus de l’assistance
et le salaire minimum. La prime à l’emploi
a été créée pour élargir
cet écart. Le droit au logement opposable, qui sera
accordé au-dessous d’un plafond de ressources,
va de nouveau le réduire.»
C'est encore , Vincent Bénard, spécialiste
des questions d’urbanisme, associé à
l’Institut Turgot qui remarque dans une tribune du
Figaro : «Droit
au logement : malfaisance démagogique»:
«Si l’application du droit au logement
était imposée au secteur locatif privé,
cela promettrait le retour de lois similaires à celles
de l’entre deux guerres qui, en encadrant fortement
les loyers et les baux locatifs, avaient provoqué
une pénurie sans précédent. (...) Le
secteur privé fuirait plus encore qu’aujourd’hui
l’immobilier locatif". Et de constater
: "Toute tentative de faire appliquer le droit
au logement ne peut donc reposer que sur la construction
massive d’habitations par la puissance publique. Or,
le logement public en s’affichant à un prix
inférieur à celui résultant de la confrontation
de l’offre et de la demande sur un marché libre,
engendre mécaniquement une demande supérieure
à l’offre : tout système d’offre
de logements subventionnés génère sa
propre pénurie.»
C'est enfin Thomas Piketty, le jeune économiste
très distingué et très socialiste qui
se montre très sceptique dans Libération :
«S’il suffisait de proclamer l’existence
d’un droit pour qu’il se réalise, cela
se saurait. Le droit à l’emploi, énoncé
par la Constitution de 1946, n’a guère contribué
à la baisse du chômage. » Et
d'expliquer à son tour l'inéfficacité
et l'effet pervers des aides au logement: "Les
allocations logement sont ainsi devenues le plus important
transfert social du système français : elles
totalisent en 2006 près de 15 milliards d’euros,
soit près de deux fois plus que le RMI et la PPE
réunis. Leur bilan est malheureusement mitigé.
Comme l’ont montré les
travaux de Gabrielle Fack, les différentes réformes
du système permettent d’estimer qu’environ
80% des allocations logement se sont répercutées
en hausse des loyers perçus par les propriétaires,
sans amélioration sensible de la qualité.
Ce résultat décevant semble s’expliquer
par la très faible élasticité de l’offre
de logement : la construction privée n’a que
très peu réagi aux nouvelles incitations.»
Il
est à craindre qu’en l’absence d’un
vrai marché du logement décloisonné
où fonctionnent les signaux des prix, «la déduction
de tous les intérêts d’emprunt (pour
l’achat d’une résidence principale)...
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Les Français : des
assistés ?
Dans le dossier du Figaro : «Les Français
sont-ils des assistés ?»,on lira
avec intérêt la contribution de Philippe
d’Iribarne, directeur de recherche
au CNRS : «En France, le phénomène
le plus alarmant est le sentiment anticapitaliste.
Les sondages révèlent qu’une
majorité de Français ont une opinion
négative du capitalisme, alors même
que c’est ce système qui fait d’eux
des citoyens fabuleusement riches à l’échelle
du monde.» (...)«Ni la généralisation
massive de la richesse ni la chute du mur de Berlin
n’ont enclenché une démarxisation
des esprits. Beaucoup de Français semblent
vouloir les fruits du capitalisme sans accepter
ses risques.» Et d’ajouter, dans
son analyse : «Les Français qui
refusent de soutenir des réformes structurelles
massives et rapides cèdent à une pulsion
nationaliste émotionnelle et irrationnelle
une fierté déplacée. La fierté
ne crée pas d’emploi, elle gonfle les
rangs des assistés.»
Lire
l'article
Crédit d’impôt
et réduction d’impôt
«Il conviendrait de mettre à l’étude
le remplacement de l’ensemble des réductions
d’impôt par des crédits d’impôts.
Cela fournirait l’occasion de réviser
la liste de ces subventions fiscales.»
a écrit notre ami, Jacques Bichot dans un
point de vue publié par Les Echos le 11/01/07
Lire
l’article
Libérez l’Ecole
!
Dans une «Lettre ouverte sur l’injustice
scolaire», un certain nombre d’associations
ont signé un manifeste pour la liberté
scolaire. Avec d'excellentes propositions : la liberté
des professeurs, l’autonomie des établissements,
l’évaluation des professeurs, le financement
des établissements au prorata des élèves
inscrits, la liberté de choix des parents
au sein de l’ensemble des écoles publiques
ou privées existantes, etc.
Lire
la suite
Le Contrat
de Travail Unique a
du plomb dans l’aile !
Le Contrat de Travail Unique (CTU), une proposition
«phare» du programme de l’UMP
très critiquée par les libéraux
vient d’être rejetée par le MEDEF
après avoir été refusée
par l’ensemble des syndicats et critiquée
par le Conseil d'Orientation de l’Emploi (COE).
Ce dernier estimait dans un rapport publié
en octobre que l’institution d’un contrat
unique avec acquisition progressive de droits pour
les salariés «ne permettrait pas
d’atteindre les résultats poursuivis.»
Lire
la suite
Protectionnisme toujours
Notée dans Libération la tribune de
Philippe Martin, Professeur à Paris I. "A
intervalles réguliers, la tentation protectionniste
revient en France. C’est le cas aujourd’hui
avec l’aval des principaux candidats ainsi
que du Premier Ministre". Et de conclure
par ce constat "Si la majorité des
économistes se méfient du protectionnisme
c’est que l’expérience des politiques
protectionnistes est pour le moins décevante.
Elles permettent à certains groupes ‘en
général proches du pouvoir politique)
de s’enrichir au détriment des consommateurs.
Elles freinent l’innovation, les gains de
productivité et donc la croissance"
Lire
l’article
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LE
CHIFFRE |
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C’est
le chiffre des créations d’emplois aux USA depuis
2003... Et dire que l'on parlait de la croissance sans emploi
! |
Retour sur Images
On se souvient de la chute de Phnom Penh le 17 avril 1975,
envahie par les Khmers Rouges et de la tragédie qui s’ensuivit.
Ce drame a donné lieu à un film émouvant :
«La déchirure». On y voyait notamment l’extraordinaire
lâcheté des diplomates français vis à
vis des Cambodgiens réfugiés alors dans l’ambassade.
Le Monde (qui avait alors titré Phnom Penh libérée
!) publie le récit de cette trahison et les pièces
jointes à la plainte engagée par la veuve de l’ancien
Président de l’Assemblée nationale cambodgienne.
Ces dernières prouvent la communication par l’ambassade
de la liste des réfugiés aux Khmers Rouges après
feu vert du cabinet du ministre des Affaires Etrangères à
Paris et la remise de ces réfugiés à leurs
ennemis.
Lire
le récit

"Un
autre monde est possible...
UN MONDE LIBERAL !"
Le 4 février 2007,
Alternative Libérale
tiendra son 2ème Congrès National à Paris,
au Bataclan.
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"La
France pour la liberté d’expression
et le courage de réformer"
Le Club Courbet
et les associations du Réseau Liberté Douce
de Franclieu
et Jacques Gautron
vous invitent pour une Signature au Salon des "livres
libéraux ou critiques des mauvaises pratiques politiques
françaises"
mardi 30 janvier 2007 de 17h à 21h
Mairie du XVIème Paris 71, avenue Henri Martin
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Réserver par
mail clubcourbet@wanadoo.fr
|
...du
revenu imposable» proposée par Nicolas Sarkozy ne conduise
aux mêmes effets pervers.Toutes ces prises de position témoigneraient-elles
d’une prise de conscience que les lois du Parlement ne peuvent
abroger les lois du marché et que fort heureusement, tout
n’est possible ? Ce serait alors le début de ce qu’Eric
Le Boucher, éditorialiste économique du Monde a appelé
le «droit
au sérieux opposable.»
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