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Lettre
ouverte
L'Éducation nationale est structurellement incapable de pallier ces injustices en raison de sa taille démesurée (1 300 000 agents) qui la rend ingouvernable et irréformable. La forte progression du budget depuis trente ans n'a pas enrayé l'effondrement des performances de notre système éducatif (cf. classements de l'OCDE). Alors que ce dernier absorbe la totalité du produit de l'impôt sur le revenu, force est de constater qu'un élève sur trois ne sait pas lire en 6e, 160 000 élèves quittent chaque année le système scolaire sans qualification et 45 % des bacheliers professionnels sont au chômage sept mois après l'obtention de leur diplôme. L'injustice scolaire est niée par l'Éducation nationale qui réagit, comme toute administration, par plus de contrôle et de contrainte. Cet activisme aggrave la situation, car il répond à un impératif de conformité, non aux difficultés réelles. Il est urgent de rompre ce cercle vicieux en introduisant souplesse et autonomie pour répondre aux vrais besoins. Il faut que l'État accepte de : Promouvoir l'initiative des professeurs ; Reconnaître leur entière liberté pédagogique, pour qu'ils puissent s'adapter aux réalités et innover ; Les évaluer non sur leur docilité à appliquer les instructions pédagogiques mais sur les progrès des élèves. Les laisser libres de choisir leur établissement ; Reconnaître l'autonomie de gestion des établissements ; Reconnaître la liberté du directeur de l'école à constituer et « manager » librement son corps enseignant, sous le contrôle de son conseil d'administration, afin de garantir l'indispensable cohérence de la communauté éducative ; Financer tous les établissements au prorata des élèves qui y sont librement inscrits ; Responsabiliser les familles. Permettre à chaque famille de choisir l'école de ses enfants au sein de l'ensemble des écoles publiques ou privées existantes, afin de favoriser son implication dans l'établissement et le parcours scolaire ; Adapter le financement pour que les choix soient financièrement équivalents ; Diversifier l'offre scolaire ; Encourager les partenariats entre établissements scolaires et collectivités locales, entreprises ou instituts de recherche, pour permettre le développement d'établissements à forte identité aussi diversifiés que possible, qui constitueront autant d'atouts culturels et économiques pour leur région ; Supprimer le monopole de la collation des grades par l'État et reconnaître la diversité des diplômes et des formations ; Favoriser l'ouverture de nouveaux établissements, là où le besoin s'en fait sentir, grâce à un financement assoupli ; Défiscaliser les investissements au profit des écoles ; N'envisager le maintien ou la fermeture d'écoles qu'en fonction des résultats. Anne
Coffinier et Marc Gaucherand -Association Créer son école -Enseignement et Liberté -Réflexion – Action - Fédération (association d’établissements catholiques sous-contrat de la région lyonnaise) -Fondation des maristes de Puylata -Association Education Solidarité (AES) -Catholiques pour les libertés économiques (CLE) -Organisation Internationale pour le Développement de la Liberté d’Enseignement, OIDEL (Genève) -Œuvre scolaire Saint François de Sales (OSFS) -Association rhodanienne pour la liberté dans l’enseignement (ARLE) -Famille et Liberté -Mission pour l’école catholique -Œuvre scolaire Saint Nicolas -Association de préfiguration de la Fondation pour l’école -Réseau Ecole pour demain -Association Audace et Responsabilité -Association Internationale des Ecoles Chrétiennes en Francophonie (ACSI-Francophonie) -Ecole d’Education
et de Culture-Alcuin
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