 |
Nos
élections vues d’ailleurs
Relevé dans Courrier International,
"tout le mal" que la presse internationale
pense de nos candidats:
SEGOLENE ROYAL
«Si elle est
élue, Mme Royal appliquera les vieilles
recettes socialistes. On connaît
la chanson : impôts massifs, secteur public
pléthorique, dirigisme, absence totale
de réformes économiques dignes de
ce nom, avec pour corollaires chômage, croissance
molle et agitation sociale sporadique.»The
Daily Telegraph, Londres.
«L’Union Européenne devrait
imposer aux Etats membres des taux mimimum pour
l’impôt sur le bénéfice
des sociétés. Là encore,
il s’agit d’une offensive en solitaire.
Jusqu’à présent, on envisageait
plutôt d’harmoniser les critères
de calcul de cet impôt. Avec ses idées.
Royal risque de paralyser durablement la machine
européenne.»Handselblatt, Düsseldorff.
«Malgré des apparences de nouveauté,
la candidate socialiste a derrière elle
une longue carrière politique dans la plus
pure tradition française. Elle a fait l’ENA,
le centre de formation des mandarins français.
En clair, si Ségolène Royal remporte
l’Elysée, elle engagera certes une
rénovation, mais dans le cadre bien établi
du mandarinat» El Païs, Madrid.
FRANÇOIS
BAYROU
«L’engouement
pour Bayrou est
une nouvelle façon d’échapper
au changement et non d’y faire face.
(…) M. Bayrou avance une ou deux idées
plutôt sensées à propos de
la dette et du poids des charges sociales, responsables
de l’asphyxie du marché de l’emploi.
Mais il a également des conceptions antédiluviennes
et corporatistes sur l’agriculture ou l’éducation.»
The Independant, Londres.
«Son programme relève d’une
curieuse conception politique que les analystes
français ont baptisée «ninisme»
et qui est censée n’être ni
le socialisme ni le libéralisme.»
ABC, Madrid.
«Certaines de ses propositions ne sont pas
dénuées de populisme : puisque la
mondialisation fait figure d’épouvantail
pour les Français, François Bayrou
a rejoint ceux qui accusent la Chine de sous-évaluer
sa monnaie. Il affirme que le Yuan est «sous-évalué
de 400%» et souhaite qu’on fasse pression
sur Pékin. Pense-t-il que la Chine va séance
tenante réévaluer sa monnaie pour
que les produits européens redeviennent
compétitifs» The Economist,
Londres.
NICOLAS SARKOZY
«Sarkozy peut
dire tout et son contraire sans
que personne ou presque ne s’en émeuve.
Un exemple : dans la seule émission de
TF1 du 5 février, il assène que
la moitié des salariés français
gagnent le SMIC ; vérification faite, ils
sont 17%. Il parle du baril de pétrole
qui aurait atteint 90 dollars alors qu’en
réalité il n’a jamais dépassé
les 78 dollars ; puis, emballé par sa démonstration,
il évoque ces temps affreux où l’inflation,
en France était à 24%. Depuis que
les statistiques existent, le pic le plus élevé
indique 14%.» Le Journal du Mardi, Bruxelles.
«Malgré un amour de l’efficacité
qui flirte souvent avec le populisme. Sarkozy
ne propose pas aux Français un voyage vers
l’inconnu, mais un retour à la pureté
de l’idéal. L’homme n’est
pas un réformateur mais un « régénérationniste
» à l’espagnole» El
Païs, Madrid.
«Sarkozy est assoiffé de pouvoir.
Son agitation musclée, la hargne qui s’affiche
à l’occasion sur son visage, malgré
ses efforts pour soigner son image, révèle
un tout autre aspect du personnage qui effraie
de nombreux électeurs.»The Observer,
Londres.
«Sarkozy ne dit pas comment il compte financer
l’ensemble de son programme économique.
Je suis surpris que les médias français
ne l’épinglent pas sur ce sujet.
Pour réduire les dépenses, il propose
de ne pas remplacer un départ à
la retraite d’un fonctionnaire sur deux.
Une mesure qui, dit-il devrait permettre de récupérer
5 milliards d’euros. Ce ne sera pas suffisant.
(…) La façon que Sarkozy a de dénigrer
la BCE à mots couverts montre que les élites
politiques du pays manquent de lucidité
sur l’autonomie économique. Si j’aime
ce que Sarkozy a à dire sur le travail
et le gouvernement d’entreprise, le programme
économique qu’il présente
n’est pas bon.» Financial Times,
Londres.
L'Europe des libertés
Dans son éditorial de «La Nouvelle
lettre», notre ami Jacques Garello
célèbre à sa façon
le 50eme anniversaire de la naissance des institutions
européennes. «Imaginer une «forteresse
Europe» protégée contre le
Tsunami de la mondialisation est doublement illusoire
: il n’y a ni forteresse ni tsunami.(…)
L’Europe va opter pour devenir un espace
de liberté et de créativité
au lieu de s’engager dans la construction
d’un « pôle politique»
capable de tenir la dragée haute aux Américains.»
Et de conclure: «L’Europe des Européens
devrait être prioritaire par rapport à
l’Europe des Etats. Ce dont les Européens
ont besoin, c’est d’être libérés
de leurs Etats, avec le cortège d’impôts,
de bureaucratie, de réglementation. C’est
de pouvoir circuler, entreprendre, travailler
et échanger librement sans autre contrainte
que la confiance mutuelle et le droit commun.»
Lire
l’article
L'Europe, une construction
libérale par nature
Dans le cadre du débat proposé
par le Figaro, David Spector
écrit : «Le lien entre la construction
européenne et la libéralisation
de l'économie française ne date
pas d'un hypothétique tournant néolibéral
; il était, au contraire, inscrit dès
les origines.» «A partir des années
1990. Les gouvernements ont alors pris l'habitude
de justifier par l'Europe des politiques qu'ils
auraient conduites de toute façon, avec
ou sans Europe. Ils se sont dispensés de
poser publiquement le problème de la dette,
puisque le critère des 3 % inscrit dans
le traité de Maastricht leur permettait
de présenter la réduction des déficits
comme une obligation résultant d'un traité
international. De même, les gouvernements
ont pu s'abriter hypocritement derrière
la Commission de Bruxelles pour limiter l'octroi
d'aides aux entreprises sans assumer politiquement
ce choix parfaitement défendable, ou arguer
comme à regret de directives européennes
qu'ils avaient pourtant votées.(…)
La nature même des réformes aujourd'hui
nécessaires interdit de continuer à
contourner les débats démocratiques
par l'invocation de l'Europe.»
Lire
l’article
Enfin un vrai programme
économique !
Lors d’une conférence de
presse, Laurence Parisot, Présidente
du MEDEF, a présente cette semaine ce qu’elle
appelle «La nouvelle offre France».
Sous ce slogan ambitieux un véritable programme
économique…enfin !!!
«A partir de 3% de croissance, on commence
à résoudre structurellement nos
problèmes de finances publiques et de chômage,
à 4% on revient en excédent budgétaire
et au plein-emploi. Et on peut préserver
notre modèle social.» Il nous faut
«inverser les priorités qui depuis
30 ans ont fait de la demande le seul levier de
l’action économique» a lancé
Laurence Parisot en proposant : «une révolution
copernicienne stimulant simultanément l’investissement,
l’innovation, la croissance, le travail
et l’export.»
Ce
que le Medef propose
|