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Réflexion
d’un de nos lecteurs : La prépondérance du capitalisme d’état, de son interventionisme permanent, cause et effet du détournement de plus de la moitié de la richesse nationale, est à la source même du problème. Comme Reagan et Thatcher le pensaient, l’hyper croissance (ou plutôt un taux de croissance semblable à celui des grandes économies vraiment capitalistes) que vous appelez, comme nous tous, de vos vœux, ne viendra que si on désétatise l’économie, réduit les dépenses de l’Etat et en parallèle, favorise l’accumulation du capital privé. Que l’épargne élevée, intermédiée à cet effet par un système bancaire frileux, ne serve pas dans ce pays, qu’à payer la dette galopante (elle-même produite par des dépenses courantes et non d’investissements) mais à l’investissement productif. Que le capital privé reste en France (plutôt qu’à s’exiler dû à une imposition trop forte). Que le capital soit accumulé via des fonds de pension pour investir de manière productive, et ne pas laisser le champ libre systématiquement et lâchement au capital anglo-saxon. Libéralisme et capitalisme sont indissociables. Sans une politique pro capitalisme et une réforme profonde du rôle de l’Etat, une approche libérale manque du muscle nécessaire que représente la capacité d’investir de la manière la plus efficace qui soit. On aimerait l’entendre dire plus souvent et que nous, les libéraux, ayons une attitude moins angélique et plus combative à ce sujet. |