Courage
fuyons !
Au sein de la majorité le courage,
de ceux qui hier étaient les plus
ardents défenseurs du CPE, semble parfois flancher...
Nous
n’avons pas caché depuis le début notre
peu d’empressement – et c’est un euphémisme
– pour le CPE (voir : "Un
nouveau droit pas très adroit" et "CPE
: sans peur mais pas sans reproche"). Aujourd’hui
cependant nous souhaitons le succès de Dominique
de Villepin.
S’il est nécessaire de rassurer les
jeunes en leur donnant quelques garanties sur le
mode d’emploi – et sur l’évidente
nécessité pour les employeurs de motiver le
licenciement (voir : "Le
mauvais procès du CPE") -, il ne saurait
être question de plier devant des manifestations orchestrées
par la gauche, l’extrême gauche et tous les
adversaires du gouvernement.
A l’inverse de notre position, il
est attristant de voir les défections au sein de
la majorité de ceux qui lorsque le CPE a été
présenté à la mi-janvier croyaient
bon d’affirmer que cette proposition sortait directement
de la boite à idée de l’UMP et qui plus
tard l’ont voté sans critique ni états
d’âme. Les élections approchant, l’impopularité
grandissante du CPE semble éroder les convictions
et les soutiens.
Le Premier ministre aurait fait preuve
d’un dangereux manque de concertation. Soit. Mais
qui peut croire qu’il eut été possible
d’élaborer une quelconque proposition à
partir des positions syndicales et de celles de l’opposition.
La proposition phare de la gauche, celle dont le PS veut
faire un thème majeur de sa campagne de 2007, celle
que défend la CGT et - sous une forme atténuée-
la CFDT , c’est « la sécurité
sociale professionnelle ».
Pour la CGT, l’idée est simple
: « la suppression de l’emploi ne doit pas entraîner
la rupture du contrat de travail, le salarié conserverait
le même niveau de salaire jusqu’à l’obtention
d’un nouvel emploi » (et dans l’immédiat
les chômeurs doivent recevoir «une indemnisation
équivalente à 80% de leur salaire antérieur
et sans limitation de temps assortie d’une allocation
équivalente à 80% du SMIG pour tous les primo
demandeurs d’emploi»).
Bref, il s’agit de donner un plein salaire
aux chômeurs ou de généraliser
à tous les salariés le très décrié
statut des intermittents du spectacle.
Il est pour le moins surprenant que cette
idée soit devenue celle de l’UMP, qui propose
en outre que les entreprises qui licencient soit taxées
davantage que les autres !
De même, opposer aujourd’hui la proposition
hasardeuse du CPE à un projet plus vaste de «contrat
de travail unique à durée indéterminée»
n’a pas davantage de sens.
Ce qui fait l’efficacité d’un
marché aujourd’hui, c’est la
multiplicité des contrats. Cela vaut pour les marchés
financiers, les tarifs des services, les billets d’avion
et bien sûr le marché du travail. Celui-ci
ne saurait être le seul marché sur lequel il
existerait un seul contrat.
A suivre cette piste la droite fait
la même erreur que celle des socialistes
qui consiste à vouloir couler tous les salariés
dans le moule des 35 heures. Pourquoi pas une paire de chaussures
à taille unique pour tous les Français !
Les contre propositions du Parti socialiste
ne sont pas en reste, depuis le « contrat Eva »
de Martine Aubry (voir "Du CPE à ...Eva"
dans
notre lettre du 10 mars 2006"), «au contrat
de sécurité formation» de François
Hollande, «aux emplois - sécurité
- formation» de Laurent Fabius, à la modulation
de l’impôt sur les sociétés en
fonction de la proportion de contrats précaires de
Dominique Strauss Khan, à «l’abolition
des CDD» proposée par Jack Lang...
Si l’on aurait pu souhaiter une réforme
du marché du travail d’inspiration plus libérale
(voir nos propositions), il
n’y a pas aujourd’hui tant à gauche que
chez les syndicats, à l’UDF ou à l’UMP
de propositions alternatives sérieuses et crédibles.
Quand
on voit l’audace, l’énergie
et la ténacité du Premier ministre dans la
défense d’une réforme somme toute médiocre
on ne peut que souhaiter son succès en rêvant
que la même audace, la même énergie et
la même ténacité soient mises un jour
au service de meilleures réformes 
Alain
Madelin
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Un rendez-vous de
"Réforme et modernité"
Le club " Réforme et Modernité" fondé
par Hervé Mariton propose une première
rencontre sur le thème :"Acteurs
de la mondialisation, partager l’esprit de conquête",
le mercredi 29 Mars, de 18h00 à 21h00, à l'Assemblée
Nationale, salle Colbert.
Cette rencontre se déroulera en présence de Christine
Lagarde, Ministre du commerce extérieur, Laurence
Parisot, présidente du MEDEF, Eric le Boucher,
chroniqueur au " Monde", auteur du livre "Economiquement
incorrect", Jean Marie Metzger, de l'OCDE,
Nicole Ameline, ancien ministre, Ambassadrice au
BIT et Geoffroy Roux de Bézieux, Président
de "Croissance plus". Vous pouvez vous inscrire auprès
du bureau d'Hervé Mariton à l'Assemblée
Nationale :
hmariton@assemblee-nationale.fr
CPE : le gouvernement ne doit pas
céder...
A lire dans le figaro l’article de Drieu
Godefridi, président fondateur de l’Institut
Hayek, qui dans la crise du CPE constate l’absence chez les
jeunes de propositions alternatives rationnelles à l’économie
de marché. Et l’auteur de citer Dominique de
Villepin dans son livre, Le Cri de la gargouille: qu’
«Un pouvoir qui écoute doit, une fois la décision
prise, s'efforcer de ne point reculer s'il est persuadé d'oeuvrer
pour le bien commun. A charge pour lui de bien distinguer l'amont
– le temps de la concertation – de l'aval, celui de
l'action qui n'exclut pas la fermeté, nécessaire face
à des minorités catégorielles de plus en plus
structurées et qui pratiquent la surenchère dans la
violence. (...) La Ve République parviendra-t-elle à
rompre le cycle infernal ou sombrera-t-elle dans le déshonneur
?»
Lire
l'article

>> HUMOUR :
«Dieu regarda en bas et vit Noé balayant sa cour, mais
aucune arche. - Noé, je vais bientôt envoyer la pluie
! Où est l’arche ? - Pardonne-moi, mon Dieu, mais les
temps ont bien changé depuis la dernière fois. J’avais
besoin d’un permis de construire pour commencer. J’ai
du me battre plusieurs mois avec l’inspecteur au sujet du
système d’alarme pour incendie... » A lire la
suite de cette histoire decouverte sur le net par Jean
Philippe Feldman

| >>
LE CHIFFRE |
>>
CITATIONS |
|
C’est
le montant de la dépense annuelle pour un étudiant
du supérieur en France. D’après les chiffres
récents de l’OCDE, la France dépense par
étudiant beaucoup moins que le Danemark (9 800 euros)
et deux fois moins que les Etats-Unis (15 600 euros). Dans une
économie entrée dans la révolution de la
société du savoir, la France prépare mal
son avenir. |
«Quand
cessera-t-on
de penser
qu’on peut fabriquer
des citoyens de demain
en éduquant les enfants
avec de simple slogan»
Taslima
Nasreen
«Si
la société libre
ne parvient pas
à améliorer le sort
de la majorité des pauvres,
elle ne pourra sauver
la minorité des riches»
John
Fitzgerald Kennedy |
"Contrôle
social", notre avenir...
La logique de la réduction des dépenses sociales engagée
dans de nombreux pays, alors qu’il faudrait mettre en œuvre
des réformes permettant des régulations économiques,
conduit à chercher des domaines d’économie à
plus fort rendement. Ceci, explique Henri Lepage,
passe par la multiplication des réglementations visant à
proscrire de mauvais comportements. Une logique qui «conduit
inéluctablement à des conceptions d’organisation
et de régulation sociale résolument anti-libérales».
Lire
la suite
A
LIRE |
Une
rage
d’enfant
de André
Glucksmann,
Plon |
Toujours
moins cher : Low Cost,
Discount & Cie
de
Pascal Perri
Enjeux Planète |
|
Au-delà
d’un parcours d’enfance tourmenté et
de ses rencontres avec les communistes et les «mao-spontex»,
André Glucksmann nous décrit
la jeunesse de son combat contre le mal, sa découverte
de Soljenitsyne et sa rigueur dans la défense des
droits de l’homme sur tous les continents. On y
découvrira sa version du mal français :
la «napoléonite» qui transcende
la gauche et la droite et qui explique l’incapacité
de la France à s’adapter aujourd’hui
au monde. |
Pascal
Perri, géopolitologue, décrit de
façon claire et très accessible les mécanismes
du modèle économique «low cost»
et nous renvoie à nos propres contradictions. Pour
l'auteur, les Français vont devoir se réconcilier
avec leurs intérêts en tant que consommateur
bénéficiant des «hard discount»
et leur situation de salarié confrontée
à la loi du marché. C’est pourquoi
cet ouvrage a pour vocation de montrer concrètement
comment le modèle économique libéral
peut être un facteur de progrès et de bien
être. |
La
lettre des Cercles thématiques
L'édito
de Dominique Garrigues :
"Les jeunes, étudiants et lycéens, nous
font savoir qu’ils n’aiment pas le CPE..."
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Les thèmes : Les
protections sociales – La culture libérale –
La civilisation de l’Internet – Les enjeux internationaux
– Les défis de l’environnement –
La réforme de l’Etat et des collectivités
territoriales – La libération de l’économie
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Cercle
thématique "Les protections sociales"
A lire le dossier sur la réforme des cotisations sociales
de notre ami Jean-Claude Dutailly.
Lire
la suite
COURRIER DES LECTEURS
Réflexion
d’un de nos lecteurs
«Libéralisme
et capitalisme sont indissociables. Sans une politique pro
capitalisme et une réforme profonde du rôle de
l’Etat, une approche libérale manque du muscle
nécessaire que représente la capacité
d’investir de la manière la plus efficace qui
soit».
Lire
la suite
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