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Le
socialisme de la terre plate
Naguère le Parti socialiste prônait
« la rupture avec le capitalisme » et proposait
de "changer la vie". Aujourd’hui il veut
la rupture avec le libéralisme et se propose de changer
le monde, faute de le comprendre.
Quand
la droite cède aux sirènes de l’antilibéralisme
primaire, prône le protectionnisme et la préférence
communautaire, cède aux idées baroques d’une
fiscalité morale et médiatique (fiscalité
écologique ; taxe Tobin sociale ; taxe mondiale sur
les billets d’avion...), quand elle érige son
incompréhension de l’économie de marché
en politique d’Etat (patriotisme industriel, dirigisme
immobilier...) toute la géographie politique française
se trouve bouleversée.
Quand la droite chasse sur les terres des idées de
gauche, le Parti socialiste se déporte à l’extrême
gauche.
L’approche
économique du Parti socialiste, par rapport aux réalités
du monde d’aujourd’hui, s’apparente à
la croyance de ceux qui imaginaient la terre plate avant la
révolution copernicienne.
La presse a noté que la synthèse du Parti socialiste
proposée à l’issue de son Congrès
du Mans a été nettement « gauchisée
» :
-
Renforcement des droits de douane pour mieux protéger
les industries européennes ;
-
Un gouvernement économique européen pour mieux
contrôler la Banque centrale européenne et une
réforme du pacte de stabilité – comprenez,
une fuite en avant dans l’endettement publique –
-
Exporter les services publics à la française
– comprenez, porter nos monopoles publics au niveau
européen –
-
Augmenter l’impôt sur les sociétés
pour doubler le budget européen ;
-
Abroger les réformes pourtant modestes, engagées
par le gouvernement ces dernières années sur
les retraites, l’assurance maladie et le code du travail
;
-
Reconstruire une EDF 100% public ;
-
Instaurer les 35 heures pour tous et pénaliser les
heures supplémentaires ;
-
Rendre la CSG progressive, relever la progressivité
de l’impôt sur le revenu, revenir sur la baisse
de l’ISF, reformer la taxe d’habitation - comprenez
en faire un nouvel impôt sur le revenu ;
-
Taxer les entreprises qui licencient ;
-
Taxer les entreprises qui importent des produits concurrents
aux produits communautaires...
Hélas, cette synthèse n’exprime pas seulement
un laborieux compromis tactique gauchisant pour réussir
un congrès, si l’on décortique la motion
majoritaire présentée par François Hollande
on y retrouve peu ou prou les mêmes ingrédients.
On trouvera en annexe un
florilège de quelques-unes des mesures proposées
par cette motion, dite plus modérée.
C’est
bien tout le Parti socialiste qui est touché par cette
fièvre gauchisante. C’est Jack Lang qui lance
cette formule « il faut faire rendre gorge au capitalisme
sauvage». C’est Dominique Strauss-Kahn qui,
après avoir déclaré dans le Financial
Times que le Parti socialiste cherchait une 3éme voie
entre le libéralisme et le radicalisme de gauche, propose
d’imposer des « nationalisations temporaires
».
Plus d’impôt, plus de services publics, plus de
fonctionnaires, plus de dépenses publiques, plus de
dirigisme..., nous sommes bien loin du socialisme de gouvernement
qui faisait dire naguère à Lionel Jospin «
l’Etat ne peut pas tout faire ». Désormais
pour les socialistes l’Etat peut tout, l’Etat
fait tout...et la terre est plate ! 
Alain
Madelin
A
LIRE |
Ecoute,
petit Français
de Eric Revel
JC Lattès |
La
morale face à l'économie
de Bertrand Lemennicier, Editions
d'Organisation |
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«
Ecoute bien, petit Français, mon frère
qui grimace dés que l’on prononce le
mot de libéralisme... ». Eric
Revel, Rédacteur en chef à
LCI, nous livre un livre alerte, agréable
à lire à contre courant des idées
dominantes. Des réflexions pleines de bon
sens (sauf peut être pour sa promotion de
l’Allocation universelle). Des dénonciations
des divagations de l’esprit français
bien présentes, au total un vrai régal. |
Pour
Bertrand Lemennicier, l’économie a
une morale. Cet essai, aux conclusions parfois surprenantes,
expose en quoi l’économie s’occupe
nécessairement des questions qui intéressent
l’homme et donc la morale. Sur des sujets
de sociétés tels que la drogue, l’avortement,
les transplantations d’organe, la privatisation
des rues, la discrimination, la démocratie...l’auteur
développe l’apport éthique de
l’économie au débat. |
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COURRIER
DES LECTEURS
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Le
PS est devenu le parti de la Restauration
Dominique Reynié, professeur des universités
à l’IEP de Paris, a décrypté dans le
Figaro le congrès du Parti socialiste.
"Depuis 2002, dans l'opposition, le Parti socialiste était
devenu une sorte de parti conservateur. Il devient maintenant le
parti de la restauration, se plaçant à contre-courant
de l'Union européenne et à grande distance de tous
les grands partis sociaux-démocrates voisins." Ainsi,
"la gauche semble préparer, en cas de victoire, ou bien
l'échec de sa politique économique et sociale, ou
bien la répétition d'un revirement que ses électeurs
assimileront, avec raison, à un nouveau reniement, aussitôt
la victoire acquise."
Lire
l'article
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Une
alouette ne fait pas le printemps socialiste
Relevé
cette fausse note dans le concert gauchisant du congrès du
Mans à l’égard de l’analyse de la société
faite par François Rebsamen, membre de la
direction du PS et proche de François Hollande :"Nous
ne partageons pas la vision des deux France – celle qui va
bien et celle qui va mal – car nous pensons que la société
est beaucoup plus fragmentée que cela, qu’il y a de
grandes différences de conditions au sein d’une même
couche sociale. Il ne suffit pas que l’Etat décide
de soutenir la France qui va mal. Il faut mettre en place des solutions
beaucoup plus individualisées et faire intervenir d’autres
acteurs. Par exemple, décider unilatéralement de l’augmentation
du SMIC, comme le veut Fabius, ne touche pas les populations les
plus précaires et risque de créer des effets de seuil
pénalisant".

HUMEUR : Viviane
Forrester vient d’être promue par le ministère
de la Culture officier dans l’ordre national du Mérite
! Son mérite c’est d’avoir commis deux best seller,
« L’horreur économique » et « Une
étrange dictature » qui indiscutablement sont des chefs
d’œuvre d’ignorance économique. Le monde
est soumis à une dictature ultra-libérale qui plonge
les peuples dans toujours plus de pauvreté et de chômage.
Le précédent gouvernement subventionnait ATTAC. L’actuel
promeut la culture anti- économique, anti-entrepreneuriale
et anti-libérale de madame Forrester. Plus
qu’un symbole, il ne reste plus qu’à faire Fidel
Castro Commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur
!
A
lire le portrait décapant de Mme Forrester par Guy Millière

| LE
CHIFFRE |
LA
CITATION |
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L’investissement
dans l’industrie française est en panne. Zéro
l’an dernier, zéro cette année, zéro
l’an prochain. Voilà qui est préoccupant
quand on se souvient de la formule «les investissements
d’aujourd’hui sont les emplois de demain». |
«L’esprit innovateur
s’attire l’inimitié de ceux
qui se satisfont des anciennes lois, mais ne s’attire
que la tiède défense de ceux
qui espèrent profiter
des lois nouvelles.»
Machiavel |
Ça bouge
Les
bonnes initiatives gouvernementales sont rares. Raison de plus pour
saluer la mise en oeuvre du Chèque emploi pour les petites
entreprises par Renaud Dutreil et l'ouverture à
la concurrence de l'ANPE.
Le chèque emploi pour les trés
petites entreprises
Ce chèque permet par une déclaration simplifiée
d’embauche à l’employeur de bénéficier
d’un calcul des cotisations dues et d’un bulletin de
paye à transmettre au salarié. Une idée libérale,
enfin mise en oeuvre.
La
sous-traitance des missions de l'ANPE. Depuis février,
l’ANPE n’a plus le monopole du marché du retour
à l’emploi. Il est ouvert à la concurrence privée
pour deux ans. Ainsi, dans le Nord, plus de 1 200 allocataires sont
« suivis » par un cabinet privé de placement
australien, Ingeus, en lieu et place de l’ANPE.
Lire
l'article
Privatisation des chemins
de fer en Grande-Bretagne : ça marche
La
privatisation des trains en Grande-Bretagne, largement
décriée en France et certainement mal conduite
à ses débuts, est aujourd’hui à nouveau
sur les rails. On lira avec intérêt dans la revue Rail
Passion, de novembre 2005, l’histoire de cette réussite.
La lente métamorphose des franchises est illustrée
par le succès de Virgin Trains qui est en passe de tenir
ses promesses : «renouveler totalement le matériel
en circulation, augmenter notablement les fréquences et réduire
significativement les temps de parcours. La réalisation la
plus spectaculaire étant l’instauration d’une
liaison à grande vitesse entre Londres et Manchester. Les
efforts d’investissement consentis semblent porter leurs fruits,
les voyageurs affluent et le train regagne des parts de marché
sur l’avion.»
A
lire aussi "Pourquoi privatiser et mettre en concurrence la
SNCF ?" de Christophe Maillard
Où
faire des affaires en 2006 ? La france, 44 ème choix !
Dans son rapport annuel, «Doing business» établit
pour la première fois un classement mondial des réglementations
liées aux entreprises. Les pays de l’Europe de l’Est
mettent en œuvre les réformes de simplification les
plus importantes à l’opposé des pays africains
et du Moyen Orient. Cette comparaison des performances en matière
réglementaire dresse un classement des pays sur la facilité
d’y faire des affaires. Si 11 pays européens sont classés
dans les 30 premiers, la France en est absente (44ème position!).
En
savoir plus
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