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TVA
: le blocage
sur les taux réduits persiste
Les
restaurateurs se sentent trahis car la promesse de leur appliquer une
TVA à 5,5%, (dont ils rappellent qu’elle était celle
du Président de la République, de Jean-Pierre Raffarin,
de Thierry Breton de Nicolas Sarkozy, de Jean-Francois Copé) ne
pourra être tenue faute de consensus européen. Mais cette
promesse, du moins telle qu’elle était formulée pouvait-elle
être tenue ?
Nous
avons déjà dit ici même que ce serait dévoyer
l’Europe que de lui demander de se transformer en distributeur d’avantages
catégoriels au gré des promesses électorales des
gouvernements. L’Europe – du moins d’un point de vue
libéral – doit édicter des règles générales
et non pourvoir des avantages catégoriels. Deux règles générales
sont possibles pour l’Europe :
1- La libre fixation des taux de TVA par les pays et le paiement de la
TVA du pays d’origine pour les produits importés (au lieu
de la TVA du pays de consommation comme c’est le cas actuellement).
Conséquence : les pays sont bien obligés de rapprocher leur
TVA pour les produits soumis à la concurrence européenne,
liberté étant laissée aux services non soumis à
concurrence. Rappelons que ce principe de la "TVA du pays d’origine"
avait été posé par les Traités, et s'il n’a
pas reçu d’application, c'est parce que les Etats, à
commencer part la France, ont eu peur de la concurrence fiscale.
2 -Négocier au niveau européen non pas un régime
particulier pour la restauration mais le principe d’une TVA
réduite pour toutes les activités de services.
Cette proposition était celle d'Alain Madelin en 2002 lors de l’élection
présidentielle.
Faute
de s’accorder sur une dérogation pour les restaurateurs français,
l’Europe vient de décider de mettre à l'étude
sur la mise en oeuvre une fiscalité allégée sur les
activités de service à haute intensité de main d'oeuvre.
Dommage
que l’on ne se soit pas plutôt engagé dans cette voie.
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