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L'
éditorial
« Le libéralisme, c’est la loi de la jungle, c’est les licenciements, les baisses de salaires, la remise en cause des protections sociales, c’est la liberté du renard dans le poulailler !… » L’antienne est connue, rebattue, reprise en toute bonne foi par nombre de Français. Qu’en est-il, en réalité ? L’un des principes fondamentaux du libéralisme, c’est que chacun a le strict devoir de respecter la liberté d’autrui. Et l’une des premières responsabilités de l’Etat est de veiller au bon respect de ce principe. Les libéraux récusent « l’ultralibéralisme et capitalisme le plus débridé », selon une caricature trop courante. Nos options appellent des règles, nos options appellent une solidarité. Nous sommes donc pour un Etat fort, mais seulement dans sa tâche régalienne principale, la justice. Des règles peu nombreuses, claires et précises. Des contrôles efficients et des sanctions dissuasives, appliquées avec rigueur. Tout le contraire de la loi de la jungle… L’Etat est bien mieux armé pour faire appliquer les lois quand c’est un état libéral. Pourquoi ? Parce qu’il ne dissipe pas ses forces sur cinquante autres chapitres où son action n’est pas nécessaire, comme le fait notre Etat interventionniste, de gauche ou de droite. Le reste est du domaine du contrat : les salaires, conditions et horaires de travail, règles sociales, sont librement négociés entre employeurs et salariés. Nous ne sommes plus en 1830, où le patron était tout puissant. De nos jours, les syndicats de salariés, redevenus représentatifs quand leur rôle sera rétabli, sauront et savent déjà trouver le bon point d’équilibre. |