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CPE : Le vrai dommage collatéral La violence des réactions contre le CPE s’est
transformée en violence contre les entreprises. A cause d’un échec complet de la pédagogie nécessaire, les patrons sont montrés du doigt. On les accuse à l’avance, au nom du CPE de : > Jeter les jeunes
salariés comme des kleenex, Selon Sophie de Menthon : « Les patrons vont payer très cher un soutien mesuré d’un contrat devant lequel ils ont été mis comme devant un fait accompli ». La fameuse réconciliation entre les Français et l’entreprise à laquelle s’applique ETHIC (Fête des Entreprises, « J’aime ma boîte ») en pâtit gravement. On vient, quelle que soit l’issue du conflit actuel, de marteler dans la tête de toute une tranche d’âge le fait que les jeunes étaient voués à un nouvel esclavage salarial. La haine du patron-ennemi c’est ce que véhiculent des mots qui font mal : précarité, virer, jeter… etc. C’est infiniment plus sérieux que l’intérêt d’une mesure de circonstance : la réalité n’est plus audible. Pour les patrons d’ETHIC, rappelons cependant qu’il s’agit simplement : 1. d’intégrer certains jeunes qui ne seraient
pas recrutés autrement parce que non employables ou trop peu «
attractifs » pour une entreprise. Sophie de Menthon
estime que « Le dramatique fossé entre l’enseignement
qui justement pose problème, et le monde de l’entreprise,
vient de se creuser un peu plus. Ce n’est pas demain que le corps
professoral va souffler l’esprit d’entreprendre ! ». |