Psychanalyse de l’antilibéralisme
sous la direction de Christian Stoffaës,
éditions Saint Simon

 
La France se veut quasi unanimement anti-libérale dans un monde devenu libéral. Pour comprendre cet étrange paradoxe il est utile de lire le brillant ouvrage collectif sur le libéralisme français publié par les éditions Saint Simon sous la direction de Christian Stoffaës. Ce livre d’histoire de la pensée politique propose une compréhension originale du parcours historique suivi par le libéralisme en France. Il permet non seulement d’éliminer les malentendus mais vise aussi à promouvoir le libéralisme auprès des intellectuels, des politiques et de la société civile afin que dans le débat public qui cherche aujourd’hui ses repères, le libéralisme réussisse à imprimer sa marque.
Lire la contribution d'Alain Madelin "La démocratie devient libérale"
 

 

Logement : solutions pour une crise fabriquée
de Christian Julienne
Éditions des Belles Lettres
 Logique du libéralisme
de Jacques de Guenin,
institut Charles Coquelin
Le logement est à l’ordre du jour (voir la convention de l’UMP sur le logement) mais pour produire des logements bon marché, on a davantage besoin d’un véritable marché du logement que d’une énième réforme de la politique réglementée du logement social et des organismes associés. C’est ce que montre très bien Christian Julienne, président d’Héritage et Progrès.
Dans son livre la «Logique du Libéralisme» publié par l’institut Charles Coquelin, Jacques de Guenin revient sur ce sophisme qui «ne fait que traduire l'ignorance de ceux qui l'énoncent : le libéral est en effet du côté des poules, et il est souvent mangé par le renard en voulant les protéger. Ce clou mérite d'être enfoncé : le libéralisme n'est pas, pour le fort, la liberté de faire n'importe quoi au détriment du faible. Le libéralisme, c'est la protection du faible contre les exactions du fort. Vouloir qu'un individu soit libre, c'est s'interdire d'obtenir quoi que ce soit de lui par la coercition, et a fortiori par la violence. Le libéral est donc fondamentalement un non violent. S'il veut rallier quelqu'un à ses idées, il n'utilise pas d'autres moyens que l'exemple ou la discussion. S'il veut obtenir d'un autre un bien ou une prestation quelconque, il ne procède que par un échange librement consenti.»
Envoyer un chèque de 12 euros aux Editions Charles Coquelin, 75 Rue Claude Bernard, 75005 Paris


L'Economie de marché
de Roger Guesnerie,
Editions le Pommier
Injustices.
de François Dubet,
Seuil
Un ouvrage de vulgarisation de l’économie de marché. L'auteur, professeur au Collège de France, dresse un panorama éclairant sur le fonctionnement des économies de marché rappelant quelques éléments de base telles que les lois de l’offre et de la demande ou la théorie d’Adam Smith, selon qui «l’égoïsme de chacun constitue un facteur d’harmonie bien plus efficace que l’altruisme». Pour finir, l’auteur analyse quelques-uns des défis contemporains auxquels les économies de marché sont confrontées : mondialisation, développement durable, rôle de l’Etat...
Le résultat des travaux d'une équipe de chercheurs autour de questions centrales qui traversent à la fois notre vie quotidienne et nos débats publics : quelles inégalités nos concitoyens perçoivent-ils comme des injustices dans le monde du travail ? Cet ouvrage de référence nous permet de mieux cerner le sentiment d’injustice, les discriminations, la non reconnaissance ou le déclassement social. Sur la perception des injustices, les auteurs nous donnent des repères sur un certain nombre de valeurs: le travail, le mérite, l’autonomie,le rôle du droit...


Elèves sous influence
de Barbara Lefebre, Eve Bonnivard,
Louis Audibert Editions
Mercenaires et polices privées
de Olivier Hubac, Alain Bauer, Jean Meyer, Yves Michaud,
Encyclopaedia Universalis
Dans cet ouvrage, Barbara Lefebre et Eve Bonnivard analysent ce que disent les manuels d’histoire de collèges et de lycées en France et nous permet de mieux appréhender les messages et les dérives idéologies qui s’imposent aux élèves. Ainsi, les auteurs en disséquant plus d’une dizaine de manuels d’histoire ont trouvé un fil commun au traitement du terrorisme, du jihadisme, de la puissance américaine, de l'alter-mondialisme, des mutations de la société française et du rôle de la France dans le monde : la complaisance envers le terrorisme et l’accusation de la mondialisation.
Pour en savoir plus, lire le commentaire de Bogdan Calinescu dans l’Aleps
Cet ouvrage collectif décrypte le marché international des sociétés militaires privées qui pèse aujourd’hui plus de 100 milliards de dollars annuels. Les auteurs s’interrogent, tant sur le plan juridique que pratique, des conséquences de cette évolution, non seulement dans les conflits armés comme en Irak mais également dans le cadre des opérations de police et de la gestion des prisons. «L'activité croissante de ces sociétés remet en cause le monopole de la violence légitime exercée par les Etats. Doit-on y voir une nouvelle privatisation ou bien la mise en place d'une délégation de service public?...».


Jeunes, on vous ment !
de Jean-Robert Pitte,
Fayard
Génération 35 heures
de Thibault Lanxade,
Editea
Pour Jean-Robert Pitte, président de la Sorbonne (Paris IV), la crise du CPE a révélé la prise de conscience par les jeunes de l’impasse ou notre système universitaire les conduit. Il dénonce des filières généralistes sans débouchés «le premier cycle universitaire est une voiture-balai destinée à masquer le chômage des jeunes». Quant aux budgets, ils sont misérables, 3500 euros annuel par étudiant, bien moins que pour un enfant de maternelle ou de lycée, un cas unique dans les pays développés. Un constat accablant... et aussi les pistes de solutions.
A l’heure où les politiques où les économistes se penchent sur la question des 35 heures, Thibault Lanxade, jeune PDG de PME, nous livre un témoignage drôle et pertinent sur l’arrivée de cette nouvelle génération sur le marché du travail. Au cours de 35 heures plus une, nous suivrons les péripéties d’un manager avec ses collaborateurs « 25ème heure : Halte au Tétris ou comment une remarque se transforme en harcèlement....36ème heure : Il est 15h.00 mon patron finira».


Pourquoi la France ne fait plus rêver
de Guy Millière,
Page après page
Les problèmes fondamentaux de l'économie politique
de Ludwig von Mises,
Institut Charles Coquelin
Au sein d’une Europe crépusculaire, la France l’est encore davantage. Tel est le constat de Guy Millière qui à travers une analyse économique, mais aussi historique se penche sur le déclin puis l’effondrement des civilisations. La France ne fait plus rêver, c’est un fait d’ailleurs, «il ne peut y avoir de «rêve français» qu’on puisse poser en face du «rêve américain»...L’Amérique fait rêver des millions d’hommes,...oui L’Occident peut faire rêver ... La France ?...». Et l’auteur d’ajouter que l’«on peut s’accoutumer au pire. Tout dépend de la vitesse à laquelle le pire s’installe».
A lire et à diffuser largement autour de vous la réédition de l’ouvrage de Ludwig von Mises «Les problèmes fondamentaux de l’économie politique» dont la traduction est maintenant disponible en France. Cet ouvrage expose la méthode de la science économique fondée sur le subjectivisme face à l’absence de méthode scientifique des analyses marxistes, historicistes ou national-socialistes. De plus, il offre un panorama de la pensée économique et des questions politiques des années 30 et constitue une réponse intellectuelle et scientifique aux idéologies totalitaires.


Défense de la démocratie 
de Nathan Sharansky,
Bourin Editeur
La révolte du pronétariat
de Joël de Rosnay, Carlo Revelli,
aux éditions Fayard
Comment vaincre l’injustice et la terreur par la force de la démocratie, tel est le propos de Nathan Sharansky, un des plus célèbres dissidents soviétiques, dans ce livre. Même si le combat pour la démocratie est difficile, tout particulièrement au Moyen-Orient, l’idéal de liberté et de démocratie est contagieux et ne peut que l’emporter.
Avec l’évolution des pratiques sur Internet une «révolution» est en marche tant sur le plan économique, social ou politique. Les citoyens usagers d'Internet ou le «pronétariat» sont «capables de produire, de diffuser et de vendre des contenus non-propriétaires, mais aussi de permettre un accès largement gratuit à l'information». Une analyse claire et précise des phénomènes des blogs, wikis et P2P.


La Grande Nurserie
de Mathieu Laine,
Editions JC Lattès
L’Economie Politique en une Leçon
de Henry Hazlitt
Editeur l’Institut Charles Coquelin
En France l’Etat est une nounou ! C’est le constat alarmant de Mathieu Laine qui, en illustrant ce propos par des exemples concrets (Obésité, alcool, cigarette, piscines, sécurité, contrat de travail, logement, patriotisme économique, discriminations) s’inquiète de la spirale interventionniste et sécuritaire de l’Etat. Face à cette infantilisation des citoyens qui étouffe la croissance économique et anéantie l’esprit de responsabilité, il rappelle que l’Etat ne peut pas tout.
Et si l’économie politique était passionnante après tout ? Hazlitt en fournit une démonstration dans ce livre enfin réédité soixante ans après sa parution et qui n’a rien perdu de son actualité, de sa fraîcheur et de sa vigueur.
«Je ne connais aucun autre livre moderne dont on puisse apprendre autant de vérités économiques en un temps si court» a écrit F.A. Hayek à propos de ce livre.


Le retour de la société civile
sous la direction de Jacques Garello,
Publication de l'ALEPS
La faillite de la France
Antoine Michon et Nicolas Delecourt,
Editeur Maxima
A la suite d’Alexis de Tocqueville, cet ouvrage rappelle que « il n’y pas de démocratie sans société civile dynamique ». Un recueil de contributions de Axel Arnoux, Valérie Brun, Victoria Curzon Price, Antony de Jasay, Georges Lane, Jean-Yves Naudet, Philippe Nemo, Jean-Yves Naudet, qui permet de mieux appréhender la société civile française qui a grand besoin de l’engagement de citoyens libres et responsables.
Cet essai sur l’état de la France explique la situation financière du pays à l’échelle d’un foyer, bien plus parlant ! 2214 euros de revenu mensuel pour 2660 euros de dépense et 160560 euros de dettes, où comment vivre au-dessus de ses moyens, abuser du crédit et dissimuler ses dettes. Cet ouvrage, par des chiffres explicites et des analyses déroutantes présente la Maison France, ses voisins mais aussi ses atouts.


Bibliographie générale des droites françaises
d'Alain de Benoist,
éditions Dualpha
Alain, le premier intellectuel
de Thierry Leterre
éditions Stock
Avec la publication des deux derniers volumes de la «bibliographie générale des droites françaises» Alain de Benoist achève une série qui retrace l’évolution des positions intellectuelles des droites françaises et invite à s’interroger sur la pertinence de la notion « droite ». Cet ouvrage présente des auteurs ayant joué un rôle considérable dans la vie culturelle, littéraire ou intellectuelle allant de Louis de Bonald à Jean Cau, en passant par Tocqueville... Des noms qui appartiennent, non seulement à l’histoire de la «droite», mais tout simplement à l’histoire des idées.
Par ailleur auteur d’un excellent ouvrage «la gauche et la peur libérale», Thierry Leterre publie aujourd’hui un nouveau livre sur Alain. L’inventeur du «journalisme philosophique». Ses écrits philosophiques étaient polémiques, en prise sur l’actualité, car il considérait que ne plus croire dans le journalisme constitue la cause du déclin des intellectuels. Alain incarne ainsi l’unité entre le penseur et le journalisme par qui le peuple accède à un rapport avec la pensée : « le peuple n’est jamais abruti ni endormi ; il n’est qu’abandonné».


Tocqueville retrouvé. Genèse et enjeux du renouveau tocquevillien français.
de Serge Audier,
Librairie Philosophique
C’est une révolte ? Non, Sire, c’est une révolution
de Charles Gave,
Bourin Editeur
«Tocqueville retrouvé» après une longue période d’oubli, s’est imposé comme une référence centrale dans la pensée française contemporaine. L’enquête de Serge Audier se concentre sur l’analyse rigoureuse des différentes lectures de Tocqueville en France et s’inscrit dans le cadre d’une histoire des interprétations. Loin de se réduire à un discours idéologique le «renouveau Tocquevillien» permet de poursuivre le débat, encore inachevé, sur le sens de la modernité et le statut de l’individu à l’âge démocratique.
A lire l’essai extrêmement brillant de Charles Gave, économiste et financier international, qui nous annonce des temps révolutionnaires. Nous sommes entrés, depuis un certain temps déjà, dans la troisième grande révolution technologique que l’humanité ait connue. Cette révolution qui touche l’infrastructure économique va nous amener vers des modèles politiques beaucoup plus démocratiques, car beaucoup plus décentralisés. L’auteur ne nous livre pas une vision pessimiste de l’avenir. Charles Gave est confiant car la France a d’incroyables atouts. Nous allons vivre des temps remplis d’opportunités mais il faudra «libérer la France de son Etat et de la tyrannie qu’exerce sa fonction publique, couper les cordes qui la retiennent et laisser Gulliver se relever».


Politique Economique
de Ludwig von Mises, préface de Pascal Salin,
réédité par l’Institut C. Coquelin
Plus encore
de François de Closets,
éditions Plon/Fayard
Alors qu’on déplore le manque de culture économique des jeunes, voici enfin la réédition, par l’Institut Charles Coquelin, d’un des ouvrages les plus clairs et les plus pédagogiques d’initiation aux principes de la science économique. Présenté sous la forme de six conférences du Professeur Ludwig von Mises, il offre tous les moyens de comprendre rapidement les problèmes majeurs de la théorie et de la politique économique. Gageons que son caractère accessible et l’importance des thèmes traités dont le chômage, le capitalisme, le socialisme, le welfare state, de l'impôt, les monopoles, le commerce extérieur, le syndicalisme, l'inflation ou encore l'interventionnisme, assure à cet ouvrage de référence une diffusion auprès d’un large public.
Vingt cinq ans après la publication de son best seller «Toujours plus» dénonçant les inégalités générées par notre modèle social, François de Closets revient avec «Plus encore». Non seulement les privilèges de certains groupes sociaux se sont accentués (professions «à statut» ou employés du secteur public) mais plus grave encore les ouvriers ne sont plus les seuls grands perdants, à leur côté on retrouve les jeunes. Résultat d’une lente dégradation économique, nous assistons à une «prolétarisation» des jeunes dont la responsabilité incombe principalement à la génération des baby-boomer qui ont transmis aux générations futures un pays ruiné.


Les corrompus de Saddam Hussein
de Franck Hériot, Laurent Chabrun
Ed. Plon
Le droit naturel : ses amis et ses ennemis
de Patrick Simon, Philippe Nemo,
Ed. François Xavier de Guibert
"Saddam Hussein possédait bien une arme de destruction massive: la corruption". Journalistes, Franck HERIOT et Laurent CHABRUN nous dévoilent par quels moyens et avec quel soutien le dictateur déchu a réussi aussi longtemps à résister à la pression internationale et repousser ainsi sa perte. Du siège de l'ONU, de la Chine en passant par l'Europe et les entreprises de toute nationalité, dont 180 entreprises françaises (voir : ces entreprises françaises qui payaient Saddam Hussein), les auteurs nous emmènent à travers les rouages d'une des plus grandes affaire de corruption de ces dernières années.
Trop de lois tuent la loi tel est l’objet du dernier ouvrage de Me Patrick SIMON. En effet, la paralysie de la France tient largement de l’inflation législative qui émane continuellement de nos bureaucraties. Le droit dont la finalité est de protéger la propriété et les contrats a été détourné et remplacé par un «faux droit» qui fonctionne comme un instrument de volonté politique tant par les majorités que par les groupes de pression. Or, pour l’auteur il existe une solution à ces dérives qui consiste à ramener le droit à sa source légitime «le droit naturel» Cet essai contribue ainsi à soutenir le combat de nombreux intellectuels pour une société de liberté et de pleine responsabilité.


L’Obsession anti-américaine
de Jean-François Revel,
Pocket
Manuel des réformateurs de terrain. Pour une nouvelle politique
Dominique Garrigues
L'Harmattan
  
En août 2002, le regretté Jean-François Revel publiait «L’Obsession anti-américaine», brillant plaidoyer pro-américain dans lequel il dénonçait l’anti-américanisme primaire des élites françaises. L’académicien s’attachait à explorer les fondements et les différentes facettes de ce phénomène politico-culturel à la lumière de l’évolution des Etats Unis, devenu à la fin du XXème siècle, l’unique «hyperpuissance» tant au niveau économique, stratégique que culturel. Jean-François Revel avait déjà traité avec succès en 1970 de la question de l’antiaméricanisme dans «Ni Marx, ni Jésus» mais force était de constater que l'hostilité à l’égard de l’Amérique n’avait fait qu’augmenter jusqu’au terrorisme religieux du 11 septembre 2001.
C’est avec toute son habilité intellectuelle et un ton incisif et clair que cette grande figure du libéralisme défendait l’idéal démocratique fondé sur la défense des libertés individuelles. Quatre ans après la publication de cet excellent ouvrage, la lecture de ce pamphlet toujours d’actualité, nous permettra de redécouvrir l’intelligence et la justesse de la pensée de Jean-François Revel.
Notre ami Dominique Garrigues, animateur de groupes de réflexion au sein des Cercles libéraux, défend avec enthousiasme et conviction dans le «Manuel des réformateurs de terrain» l’idée d'une nouvelle politique. "Quel sera l'enjeu des échéances politiques de 2007, cette prochaine étape cruciale ? Décider si nous, Français, voulons enfin entrer dans la spirale vertueuse des vraies réformes". Ce livre propose une méthode pour y réussir. Le débat sur le « modèle social français » est ouvert, enfin ! Pour repartir de l'avant, pourrions-nous tenter de le corriger ? Il nous faut une nouvelle approche pour réellement réduire le chômage, aider les plus malheureux, construire l'Europe, relancer la croissance, intégrer les immigrants, protéger notre environnement ? beaucoup de positif pour avancer dans la vraie réforme, en suivant le fil conducteur d'un libéralisme modéré et attentif aux autres, fuyant toute langue de bois et tout dogmatisme. Nous sortirons ainsi du carcan imposé par les innombrables contraintes et blocages que nous empilons depuis soixante ans et plus. "Alors les Français retrouveront l'enthousiasme qu'ils n'auraient jamais dû perdre, et le bonheur de l'action collective enfin redevenue
féconde !"


Leo Strauss et la politique de l'empire américain
de Anne Norton,
Denoël, coll. Médiations
A bonne école
deJean-Paul Brighelli,
Ed. Gawsewitch Jean-Claude
Anne Northon, ancienne élève de Leo Strauss et professeur à l’Université de Pennsylvanie raconte la naissance d’un des courants intellectuels les plus influents de notre temps. Cette étude des œuvres de Léo Strauss, philosophe considéré comme l’inspirateur de la pensée conservatrice américaine va à l’encontre de cette opinion et démontre que son enseignement ne menait pas vers le néo-conservatrice et la théorie du « choc des civilisation ». Cet essai sur la philosophie politique dont l’actuel gouvernement se réclame démontre l’imposture intellectuelle en vogue aujourd’hui à Washington.
L’école est en crise : l’ascenseur social est en panne, la baisse du niveau a accentué l’inégalité des chances et les diplômes ont été dévalués. Tel est le constat des parents, des enseignants, des pédagogues et des politiques. Après «La fabrication du crétin», le professeur Jean-Paul Brighelli en arrive dans ce nouvel essai aux même conclusions que les libéraux. L’école est à réorganiser de la maternelle à l’Université afin de faire coïncider les diplômes avec la compétence et les connaissances. De l’apprentissage à la formation des enseignants, l’auteur offre des propositions concrètes.


Une rage d’enfant
de André Glucksmann,
Plon
Toujours moins cher : Low Cost, Discount & Cie
de Pascal Perri
Enjeux Planète
Au-delà d’un parcours d’enfance tourmenté et de ses rencontres avec les communistes et les «mao-spontex», André Glucksmann nous décrit la jeunesse de son combat contre le mal, sa découverte de Soljenitsyne et sa rigueur dans la défense des droits de l’homme sur tous les continents. On y découvrira sa version du mal français : la «napoléonite» qui transcende la gauche et la droite et qui explique l’incapacité de la France à s’adapter aujourd’hui au monde.
Pascal Perri, géopolitologue, décrit de façon claire et très accessible les mécanismes du modèle économique «low cost» et nous renvoie à nos propres contradictions. Pour l'auteur, les Français vont devoir se réconcilier avec leurs intérêts en tant que consommateur bénéficiant des «hard discount» et leur situation de salarié confrontée à la loi du marché. C’est pourquoi cet ouvrage a pour vocation de montrer concrètement comment le modèle économique libéral peut être un facteur de progrès et de bien être.


L’affaire du plombier polonais
de Stéphane Marchand,
Fayard
La liberté et le droit
de Bruno Leoni,
Les Belles Lettres
Stéphane Marchand, journaliste au Figaro, revient sur la campagne référendaire de 2005 où le plombier polonais est devenu le symbole de toutes les peurs : chômage, déclassement, atteinte à notre droit du travail et à notre modèle social, pour mieux démontrer qu’in fine la peur est bien mauvaise conseillère et qu’il faut aller au-delà des idées préconçues sur l’Europe.
Le juriste - philosophe Bruno Léoni, défendeur de la rule of law, sur la question du droit dans la pensée libérale rappelle que la tendance contemporaine d’élaboration de la législation présente le risque de contrarier la liberté individuelle. Il critique l’inflation législative et la loi de la majorité. Pour lui si la législation se décrète, le droit se découvre. Une réédition d’un livre fondamental plus que jamais actuel.


Le libéralisme américain-Histoire d’un détournement
de Alain Laurent,
Les Belles Lettres
La querelle des OGM
de Jean-Paul Oury
PUF, Collection Science, histoire et société
Philosophe et essayiste, Alain Laurent publie son dernier ouvrage sur l’histoire incroyable de la falsification du terme et de l’idée de « libéralisme» entretenue au début du XXème siècle en Angleterre et aux Etats Unis par la gauche. On y découvre la guerre menée par les courants libéraux anglo-saxons, se présentant alors comme « conservatives » ou « libertarians », pour conquérir le pouvoir et permettre ainsi la mise en œuvre de véritables politiques libérales. Une leçon d’histoire.
Pour en savoir plus, lire le commentaire d’Alain Laurent
Véritable plaidoyer pour la liberté de pensée, « la querelle des OGM », de notre ami Jean-Paul Oury, responsable du Cercle de Nancy, propose un retour au dialogue entre opposants et partisans des OGM. Allant à l’encontre des idées reçues, il permet d’envisager les enjeux de la querelle autrement et offre des solutions de réponses dans un débat où l’on est passé de « l’évaluation d’un risque potentiel » à « la gestion d’un risque jamais démontré ».
Espace de discussion aux lecteurs du livre


Les apports de l’école autrichienne d’économie
de Thierry Aimar,
Vuibert
Du bon usage de la guerre civile en France
de Jacques Marseille
Perrin
L’école autrichienne d’économie a subi en France une politique démagogique faite d’amalgames et de caricatures par tous ceux qui s’attaquent au libéralisme. Pour la première fois, un ouvrage en français de Thierry Aimar, professeur d’économie, propose une analyse pédagogique et constructive sur la nature spécifique de la problématique autrichienne. Exposant les différentes étapes de la construction de l’édifice théorique de Mises à Rothbard, de Hayek à Kirzner, en passant par Lachman, l’auteur offre ainsi à tous un outil éclairant sur les débats économiques contemporains.
La France a connu des crises sociales qui ont constitué des tournants majeurs pour le pays. Jacques Marseille, professeur d’histoire économique, les analyse et démontre leur rôle moteur dans notre façon d’accomplir les «ruptures». Il nous permet de comprendre les enjeux de ces guerres et fait un parallèle avec notre époque. Jacques Marseille nous livre une «leçon» d’histoire sur les blocages et les attitudes des Français face à un modèle dépassé et l’auteur de conclure: «ça va péter !».


Allô Paris bobo
de Claude Goasguen
Edition Ramsay
L'année du Coq
de Guy Sorman
Edition fayard
Le Président du groupe UMP au Conseil de Paris stigmatise une "politique d'anémie et de repli" et la "léthargie économique" de la capitale, il veut faire remonter celle-ci "en première division". "Faire accepter le Grand Paris" laisse transpirer une vraie conviction. Intéressant le couplage création d'entreprises, université. Etayé d'exemples concrets, son livre-programme pour les Municipales de 2008, conteste de manière virulente la politique de Bertrand Delanoë.
«L’économie de marché ne peut durablement fonctionner que si toutes les libertés individuelles et collectives dans les domaines économique mais aussi religieux, culturel et politique, sont assurées». C’est cette analyse que Guy Sorman applique à la Chine après y avoir passé un an, l’année du coq, après avoir appréhendé la «Chine d’en bas».


Le marchand de sable
de Sophie Coignard,
Albin Michel
Banlieues en flammes
de Charles Pellegrini
Anne Carrière
Après «l’Omerta française», Sophie Coignard dévoile, faits et chiffres à l’appui, les impostures du maire de Paris, «l’homme qui a inventé les embouteillages de nuit».Chaque jour de nouvelles promesses et des divertissements mais «Paris-Plage ne suffit pas à faire oublier Paris Bloqué». La journaliste dissèque le système Delanoë, manipulations et dissimulations d’un maire prisonnier des «ayatollahs Verts». On lira souvent amusé parfois stupéfait les multiples révélations de l’auteur.
Incivilités, voitures brûlées, vols, émeutes, trafic de drogue, trafic d'armes, agressions, etc... Les banlieues sont devenues, selon Charles Pellegrini, de véritables zones de non-droit, dans lesquelles, au fil des ans, se sont développés la violence urbaine et l’islamisme radical. Il considère que les discours des politiques et l'orientation des médias contribuent à faire grandir chez ces délinquants un sentiment d'impunité qui les encourage.


Trop d’impôts tue l’emploi
de Béatrix de l’Aulnoit et Philippe Alexandre,
édition Robert Laffont.
Le Mal industriel français : En finir avec l’acharnement de l’Etat
de Jean-Pierre Gaudard,
Bourin Editeur.
Chaque jour, un patron quitte la France pour échapper aux effets pervers de la fiscalité française. L’investissement à l’étranger de ces créateurs de richesse se fait au détriment direct de l’emploi en France. Depuis une dizaine d’années, c’est la Belgique, la Suisse, l’Angleterre ou l’Italie qui attire les candidats à l’exil. Pour Béatrix de l’Aulnoit et Philippe Alexandre cet exode se traduira par une hémorragie de l’emploi, un déficit de recherche et développement qui livre le pays au déclin.
Jean-Pierre Gaudard, ancien rédacteur en chef de l’Usine Nouvelle, enquête sur la nouvelle géographie de l’industrie mondiale pour démontrer qu’en France ce secteur n’a plus pour fonction première d’assurer l’emploi et de garantir la souveraineté nationale. Le défi est donc de repenser la place de l’industrie dans le nouveau paysage économique. Si l’industrie française possède de nombreux atouts, elle doit laisser la place à l’innovation et au risque, les vieilles méthodes fondées sur le volontarisme et le patriotisme économique étant aujourd’hui inefficaces.


Eloge du libre échange
par Jagdish Bhagwati
Le Grand Gaspillage : Les vrais comptes de l'Etat
par Jacques Marseille
Dans cet essai Jagdish Bhagwati, économiste d’origine indienne, démontre
que, non seulement le libre échange des marchandises et des services favorise le développement économique mondial, et que ce n'est pas en s'y opposant que les droits sociaux et l'environnement seront mieux protégés. Les tentations protectionnistes se font non seulement au détriment de la prospérité des pays qui y succombent, mais aussi à celle des autres. (Editions d'Organisation)
«Le grand gaspillage » de Jacques Marseille publié en 2002 vient d’être réédité en poche Edition Perrin, coll. «Tempus »
Une édition actualisée puisque Jacques Marseille nous apprend par exemple que depuis 2002 notre dette publique s’est accrue de plus de 165 milliards d’euros, soit près de 2000 euros par seconde !
Dans le même temps la richesse nationale, s’est accrue de 101 milliards euros. Tout c’est passé comme si le surplus de richesses avait été confisqué par les administrations publiques.


La raison des nations
de Pierre Manent,
Gallimard
Le conservatisme impossible
de François Huguenin
Editions de la Table Ronde
Le philosophe Pierre Manent, disciple de Raymond Aron et François Furet, s’interroge sur la vie de la Nation - son effacement, peut être son démantèlement-. Il aborde, par ce biais, la vie des démocraties qu’il juge gagnées aujourd’hui par le vertige du «renoncement». L’auteur s’interroge également sur l’influence des religions dans la crise de notre communauté nationale et de l’Europe. Cet essai nous met en garde contre la «vacuité spirituelle» de l’Europe «qui a peur de son ombre» afin de nous inciter à mieux ranimer et poursuivre l’aventure de l’Union. Pour ce penseur libéral, «les nations sont toujours la réalité dans laquelle vivent les citoyens et il faut s’en féliciter, car privée de l’Etat-nation européen, la démocratie se mue en pure gestion».
Ce nouvel ouvrage de l’historien François Huguenin nous invite à une vaste exploration intellectuelle des droites en France. L’affrontement entre un courant libéral et une pensée réactionnaire a abouti à un dialogue de sourds. Tocqueville, Constant, Guizot puis Aron et Jouvenel d’un côté, Maistre, Bonald, Maurras de l’autre (sans oublier les inclassables de Burke à Boutang) se sont affrontés empêchant une résistance commune au socialisme.
Une histoire qui expose pourquoi à la différence des autres grandes démocraties le pôle conservateur n’a jamais surgi en France.
 


Le droit naturel, ses amis et ses ennemis 
de Patrick Simon,
édition François-Xavier de Guibert
Le jour se lève : L'héritage du totalitarisme en Europe, 1953-2005
de Stéphane Courtois,
éditeur Rocher
Le libéralisme avant d’être économique est avant tout philosophique et juridique, au-dessus des lois que les hommes peuvent faire, il existe un droit fondamental. Mais comme le démontre magistralement Patrick Simon, la loi est souvent l’ennemie du droit lorsqu’elle devient instrument de volontés politiques non seulement pour la majorité au détriment des droits individuels mais aussi quand elle sert les oligarchies et les groupes de pressions.
Alors que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a dernièrement officiellement condamné les violations massives des droits de l’homme commises par les régimes communistes totalitaires, l’auteur s’interroge sur les signes de réminiscence du fascisme et du communisme auprès d’une partie de la jeunesse. Stéphane Courtois et une équipe de vingt-deux historiens, sociologues et politologues européens se demandent pourquoi cette pensée totalitaire est si bien accueillie par les sociétés démocratiques.


L'ensauvagement : Le retour de la barbarie au XXIe siècle
de Thérèse Delpech,
Grasset
Penser la liberté, penser la démocratie
de Raymond Aron,
Gallimard
Qui en 1900, année des progrès sociaux et technologiques, pouvait prévoir les deux guerres mondiales à venir ? Qui aujourd’hui, face à la menace iranienne, le terrorisme, la crise de Taiwan ou du Moyen Orient peut prévenir l’avenir ? Cet ouvrage analyse les événements d’hier et d’aujourd’hui afin de s’interroger sur les idées pour lesquelles nos sociétés prendront le risque de se battre.
A l’occasion du centenaire de la naissance de Raymond Aron, les éditions Gallimard «Quarto» rééditent les textes de philosophie politique les plus importants de Raymond Aron (1905-1983) : "Jamais les hommes n'ont eu autant de motifs de ne plus s'entretuer. Jamais ils n'ont eu autant de motifs de se sentir associés dans une seule et même entreprise. Je n'en conclus pas que l'âge de l'histoire universelle sera pacifique. Nous le savons, l'homme est un être raisonnable mais les hommes le sont-ils ?"


La Condition politique
de Marcel Gauchet
Gallimard
Réédition de Harmonies économiques
de Frédéric Bastiat

aux Éditions du Trident
Marcel Gauchet, philosophe et rédacteur en chef de la revue Le Débat, revient dans son dernier essai sur « la condition politique » qui serait pour lui, au fond, notre « condition permanente ». Aujourd’hui, nous nous trouvons face à une nouvelle mutation «consacrant l’individu par le marché et le droit. Cette mutation doit-elle aboutir à l’exclusion du politique ?». L’auteur ne croit pas à cette perspective, l’Etat-nation n’est pas mort pour lui. Ce livre plaide pour l’idée que le politique continue d’être ce qu’il a toujours été : ce qui tient les sociétés ensemble.
Préfacé par Georges Lane, ce volume de 360 pages reprend l'édition originale telle qu'elle avait été publiée de son vivant par Frédéric Bastiat. Nous pouvons ainsi redécouvrir quelques vérités simples n’exigeant qu’un peu d’attention logique pour les comprendre. "Les services s'échangent contre les services", voilà une des grandes lois économiques que développe Frédéric Bastiat. Comme le rappelle Georges Lane à notre époque où la directive Bolkestein «a provoqué en France une levée de boucliers, tous partis politiques confondus, le propos résonnera, pour certains, comme le tocsin et, pour d'autres, comme le glas».


Ecoute, petit Français
de Eric Revel
JC Lattès
La morale face à l'économie
de Bertrand Lemennicier,
Editions d'Organisation
« Ecoute bien, petit Français, mon frère qui grimace dés que l’on prononce le mot de libéralisme... ». Eric Revel, Rédacteur en chef à LCI, nous livre un livre alerte, agréable à lire à contre courant des idées dominantes. Des réflexions pleines de bon sens (sauf peut être pour sa promotion de l’Allocation universelle). Des dénonciations des divagations de l’esprit français bien présentes, au total un vrai régal.
Pour Bertrand Lemennicier, l’économie a une morale. Cet essai, aux conclusions parfois surprenantes, expose en quoi l’économie s’occupe nécessairement des questions qui intéressent l’homme et donc la morale. Sur des sujets de sociétés tels que la drogue, l’avortement, les transplantations d’organe, la privatisation des rues, la discrimination, la démocratie...l’auteur développe l’apport éthique de l’économie au débat.


La société de la peur
de Christophe Lambert
chez Plon
Monsieur le Président, c’est une révolution qu’il faut faire !
de Thierry Desjardins,
chez Albin Michel.
Christophe Lambert, Président de Publicis, décrit fort bien les peurs des Français : peur du chômage, peur de l’insécurité, peur d’une fiscalité écrasante, peur de l’avenir…Il tente de mieux faire comprendre l'état de la société française aujourd'hui pour anticiper sur ce qu'elle va devenir demain.
Un réquisitoire amer de l'ancien rédacteur en chef du Figaro sur l’histoire des dernières «réformes» est le cri du cœur d’un ami déçu de Jacques Chirac. «Le soir de votre réélection "triomphale", les Français se sont imaginé que vous alliez sauver la France. Vous aviez tous les pouvoirs...Qu'avez-vous fait depuis ? Rien ou presque...»


"Le futur selon George W. Bush"
par Guy Millière

Page après page, 170 pages, 2005

"Le néoconservatisme est un humanisme"
par Yves Roucaute

P.U.F., 150 pages, mai 2005.

Guy Millière est spécialiste des Etats-Unis et de la politique américaine. Dans sa dernière enquête il s’interroge sur l’avenir de l’Amérique, sa politique, ses objectifs et ses valeurs. Il en tire les conséquences pour le reste du monde l’Europe, la Chine, la Russie et le monde musulman.
Cet essai politique offre des axes de réflexions indispensables pour comprendre le monde de demain.
 Philosophe Yves Roucaute analyse les fondements du néo-conservatisme américain. Cette philosophie optimiste repose sur la vision d’une société conjuguant valeurs morales, liberté et prospérité. Cet ouvrage permet de mieux comprendre le succès du parti républicain au Etats-Unis à travers les principaux fondateurs de cette philosophie : Léo Strauss, Allan Bloom, N. Podhoretz, Irving Kristol, héritiers de John Locke et de Fr. Hayek.


Cet Etat qui tue la France
par Nicolas Lecaussin,
chez Plon

Economiquement incorrect
par Eric Le Boucher,
chez Grasset

Nicolas Lecaussin, responsable de la revue de l’Institut français pour la recherche sur les administrations publiques (Ifrap), dresse dans son dernier ouvrage «Cet Etat qui tue la France» un constat accablant sur les tentatives de modernisation de l’Etat français.
Il résulte de son enquête approfondie sur les multiples causes de cet échec français que les pays qui réussissent sont ceux qui contiennent et réduisent la sphère de l’Etat. En conséquence il propose que «l’Etat abandonne ses prérogatives comme elle l’a fait dans d’autre pays».
 Politiquement incorrect, cet essai au ton vif s’en prend à toute les illusions de la pensée française qui ne voit dans la mondialisation que les dangers, et explique les mérites du libéralisme, économiquement très correct!…